Carnet de Blog

18 mars 2015

Vient de paraitre !

Publié par ahhhh dans Accueil..., Textuels...

Couv_seule

Mot de l’éditeur :
« Petites miscellanées ou autres pensées » est un recueil de chroniques sur des personnages, des objets, des émotions… Des instantanés sur le temps qui passe et des moments de vie qui marquent et où tout un chacun peut s’identifier.
Si ce troisième opus n’est pas une suite, il existe un fil conducteur chez l’auteur, celui de décrire les petits instants de la vie par des textes plus ou moins courts, mais toujours denses et libérés. Souvent des textes en prose, parfois en quelques vers. Des chroniques de tailles inégales croquant ici ou là des moments furtifs, des tranches de vie, la vie en somme.
130 pages qui peuvent se picorer par petits morceaux, des chroniques toutes indépendantes que l’on peut lire quand on peut, quand on veut
Pour lui, l’écriture est autant une évasion qu’une thérapie, qu’il espère de groupe !

Page Fb : Hervé Gransart

 

9 septembre 2012

À l’hôtel d’Helvétie

Publié par ahhhh dans Textuels...

Dans cet hôtel borgne, tous les matous sont gris.

Du matin à minuit, ça hulule et ça crie

À l’hôtel d’Helvétie

 

Le voyageur impénitent s’arrête pour un peu de répit

Tandis que celui-ci esseulé ne passera pas seul sa nuit

A l’hôtel d’Helvétie

 

Il y a en pour toutes les bourses et tous les prix

On peut même y dormir un peu, aussi

A l’hôtel d’Helvétie

 

La patronne n’est pas méchante mais ne veut pas qu’on l’ennuie

On peut prendre le petit déjeuner mais rien de cuit

A l’hôtel d’Helvétie

 

Pas besoin de réserver, il y a toujours un lit

Mais il ne faut pas trop regarder sous les tapis

A l’hôtel d’Helvétie

 

Le parquet craque et les murs sont petits

On entend bien son voisin et ses gargouillis

A l’hôtel d’Helvétie

 

On arrive à se laver sans trop de soucis

C’est un minimum pour ne pas être démuni

A l’hôtel d’Helvétie

 

C’est un toit provisoire, un petit logis

Un passage dans l’histoire d’une vie

A l’hôtel d’Helvétie

 

De quel endroit du monde croyait que je vous écris ?

Mais simplement d’un endroit en plein Paris

Là où se trouve l’hôtel d’Helvétie

22 juillet 2012

Une vie ailleurs

Publié par ahhhh dans Textuels...

Le voilà qui arrive dans un fracas étourdissant

Le monstre de fer qui vomit ces morts-vivants

Aucune compassion, ils avancent abruptement

C’est chacun pour soi et Dieu pour eux seulement

 

Les gisants montent sans prêter attention

Ils se bousculent pour aller s’asseoir

Une autre lutte pour remplir leur mangeoire

Une vie acceptée de robot, une vie éternelle de pion

 

Je t’assure mon frère,

Je rêve d’une vie meilleure

Je rêve d’une vie meilleure

Sans aucun doute mon ami

Je rêve d’une vie ailleurs

Je rêve d’une vie ailleurs

 

Moi aussi j’entre dans la boite de conserve

Déjà je sens les regards inquiets qui m’observent

C’est vrai je ne sens pas bon, je suis un paumé

Je suis, pour eux, un marginal, un raté

 

Evidemment je vais leur demander quelque chose

Débiter un petit mot, je vais mendier et faire l’aumône

Je n’existe pas à leurs yeux, alors je m’époumone

Je le lis dans le regard de ceux qui me scrutent, ceux qui osent

 

Je t’assure mon frère,

Je rêve d’une vie meilleure

Je rêve d’une vie meilleure

Sans aucun doute mon ami

Je rêve d’une vie ailleurs

Je rêve d’une vie ailleurs

 

M’sieur, allez savoir comment j’en suis arrivé là ?

J’aurai voulu comprendre comment tout a dérapé ici bas ?

Une vie de gueux à dormir dans les bouches de métro

Espérer une piécette et éviter de me faire dépouiller une fois de trop

 

Il y a longtemps, j’ai tout perdu sur une mauvaise passe

Je fus pourtant parmi eux, à leur place de carcasse

Pour toute fortune, je traine un gros sac

Où je cache mes trésors accumulés en vrac

 

Avec ceux-là, je n’obtiendrais rien, je peux mourir

Je vois bien dans celui qui vient de se détourner, dédaigneux

Ils ne me donneront rien, humilié encore un peu

Je vais à côté débiter la litanie du mendiant qui croit s’en sortir

 

Je t’assure mon frère,

Je rêve d’une vie meilleure

Je rêve d’une vie meilleure

Sans aucun doute mon ami

Je rêve d’une vie ailleurs

Je rêve d’une vie ailleurs

 

Je ne connais plus personne, ma famille a dû oublier

C’est mieux ainsi, ils n’ont pas besoin de me supporter

Je dois oublier, jamais l’espoir ne viendra me chercher

Jamais un nouveau départ ne pourra me propulser

 

Je t’assure mon frère,

Je rêve d’une vie meilleure

Je rêve d’une vie meilleure

Sans aucun doute mon ami

Je rêve d’une vie ailleurs

Je rêve d’une vie ailleurs

 

Je t’assure mon frère,

Je rêvais d’une vie meilleure

Je rêvais d’une vie meilleure

Sans aucun doute mon ami

J’aurai voulu d’une vie ailleurs

J’aurai voulu d’une vie ailleurs

2 juin 2011

Volcan

Publié par ahhhh dans Textuels...

 

C’est sur ce rocher que nous nous sommes rencontrés

Un volcan en fusion que la lave avait déformé

Il y avait entre nous tellement de différence

Que cette union n’était qu’une espérance

 

Heureusement, le cœur fait toujours sa loi

Et tes yeux se sont posés sur moi

Immédiatement, je suis devenue différente

Tu m’as rendue belle et séduisante

 

Tu as été délicat, drôle et prévenant

Tu as su être attentionné et différent

Deux êtres fragiles, devenus complices

Deux âmes brûlantes sous l’été du solstice

Devant tant de fusion et d’intensité

Même le magma furieux s’en est allé

 

Un sourire sous le soleil de cette île de merveille

Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil

Les caresses divines de la mer à nos pieds

Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner

 

Si les regards ont été incrédules ou réprobateurs

Sur cette union sûrement compliquée

Jamais, jamais nous n’aurions cédé

À ces adultes réfractaires et moralisateurs

 

Je ne sais pas si c’est toi que j’attendais

Tu ne sais pas pourquoi je t’ai choisi

Jamais nous ne pensions le destin ainsi

Au premier rendez-vous, j’ai su que tout s’installait

 

Un sourire sous le soleil de cette île de merveille

Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil

Les caresses divines de la mer à nos pieds

Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner

 

Saurons-nous contourner le mur érigé

Tout nous sépare disent-ils

Tout nous retient pensent-ils

Les obstacles sont faits pour être surmontés

 

Saurons-nous être plus malins qu’eux

Je m’interroge quelquefois, un peu

Je sais qu’il nous reste toute une histoire à bâtir

Il y a cette vie avec toi que je veux aboutir

Mon amant, je te rejoindrai un jour

Tu viendras me chercher par amour

 

Un sourire sous le soleil de cette île de merveille

Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil

Les caresses divines de la mer à nos pieds

Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner

3 mai 2011

Une autre fois

Publié par ahhhh dans Textuels...

J’ai oublié les noms et les gens

Ce que je fus devient confus

Les lieux ne me rappellent rien de précis

J’invente des situations pour avoir une histoire

Je crois en un personnage que je ne suis plus

 

Si je pouvais tout recommencer

Voudrais-je tout refaire

Savoir tout remettre en question

Avoir le courage de construire autrement

S’affranchir des peurs et des carcans

Ne plus dépendre, vivre sans contraintes

 

Nous sommes les enfants du vent

Enfantés par le miracle

Dont je n’ai pas su profiter

Pourrait-il reproduire ce mystère

Avoir une seconde chance de se réaliser

Libérer à jamais des chaînes

 

Est-ce que vivre, c’est ainsi

Est-ce que mourir, c’est ainsi

Le ciel s’assombrit

Les nuages s’amoncellent

La nuit surgit et m’enveloppe

La nuit noire et froide, je pars

 

Pour certains vivre le lendemain

Était déjà un exploit, un peu vain

Mes rêves existaient un temps

Je n’y ai pas toujours cru suffisamment

La vie est un amas de bonheur et de malheur

Je suis là sans trop savoir pourquoi

Qui m’a donné un but précis

 

J’aurais probablement aimé cela

J’aurais vécu aussi facilement que cela

J’ai refusé le bonheur qui venait à moi

Pourtant j’ai tout fait pour qu’il soit là

 

Est-ce que vivre, c’est ainsi

Est-ce que mourir, c’est ainsi

Le ciel s’assombrit

Les nuages s’amoncellent

La nuit surgit et m’enveloppe

La nuit noire et froide, je pars

 

Les ombres dansent et m’enlacent

Les regrets et les tourments

De ce que je suis devenu

Bridé, apeuré et faussement fier

On est rarement ce que l’on voudrait devenir

 

Mes rêves emportés par l’ogre de la bienséance

La peur aussi de ce que j’ai laissé s’insinuer

Retenu, avec plein gré de prisonnier autoproclamé

Ces doutes et ces craintes pour ne pas saisir la chance

 

Est-ce que vivre, c’est ainsi

Est-ce que mourir, c’est ainsi

Le ciel s’assombrit

Les nuages s’amoncellent

La nuit surgit et m’enveloppe

La nuit noire et froide, je pars

26 avril 2011

À l’extrême

Publié par ahhhh dans Textuels...

Ma vie ressemble aux images autocollantes

Celles de mon enfance déjà violente

Ma vie est belle et jamais ne l’échangerait 

Je vis en troupeau pour me sentir vrai

 

De tribunes en gradins, un pack à la main

La bière et la castagne comme gagne-pain

Je colle les affiches et celui qui s’y oppose

Je fais fureur dans mon quartier et en impose

 

J’emplis mes oreilles de sons inaudibles

Nous sommes des ultras, caricatures pour les braves gens

Le cauchemar des stades, la plaie des journaleux

Antithèse absolue du supporter footeux

 

Je n’aime que le blanc

Je suis bête et méchant

je vis à l’extrême limite

Je ne sais pas ce qui est pire

Je ne connais pas mes limites

Avec moi vous pouvez craindre le pire

 

Ma vie est faite de bousculades et de coups

Ma vie c’est le groupe et la boue

L’instinct grégaire sert à me rassurer

La meute pour ne pas avoir à cogiter

Encadré comme il faut, je ne crains personne

Je rabâche les phrases que l’on m’assène

 

Dans cette bande, j’ai une fonction et une existence

Je suis quelqu’un qui à de l’importance

On est unis avec nos pensées rabougries

Courtes comme les cheveux que l’on rase un peu

Mais je fais peur à tous ceux qui nous défient

Armés, bêtes, méchants et dangereux

 

Je n’aime que le blanc

Je suis bête et méchant

je vis à l’extrême limite

Je ne sais pas ce qui est pire

Je ne connais pas mes limites

Avec moi vous pouvez craindre le pire

 

Certains disent que sans mes potes je ne suis rien

Ils me font rire, qu’ils viennent me traiter de vaurien

On casse de l’étranger et affole les bombes

Quand on n’est pas au match, on va noircir quelques tombes

Histoire d’emmerder le bourgeois et le rupin

On rigole juste pour faire chier le youpin

Après avoir descendu quelques gueuses

On n’est jamais à court d’idées odieuses

Jusqu’à balancer un bronzé par-dessus le parapet

Sa seule erreur était de nous avoir croisés

On hante les rues de Paname avec les bâtons

On trouvera toujours à cogner les ratons

 

On a l’ordre nouveau et le geste tendu facile

Nos codes vestimentaires reconnaissables entre mille

On rêve d’une société à notre image structurée

Autour de notre chef et d’une vie ordonnée

Où vous seriez terrés comme des rats

À ramper à nos bottes et nous tendre les bras

 

Je n’aime que le blanc

Je suis bête et méchant

je vis à l’extrême limite

Je ne sais pas ce qui est pire

Je ne connais pas mes limites

Avec moi vous pouvez craindre le pire

20 avril 2011

Exister

Publié par ahhhh dans Textuels...

Je voulais exister toujours

Travailler encore et sans remords

Jamais renoncer par amour

Évoluer, grâce à mes efforts

 

Ils m’ont humilié souvent

Mis à l’écart tout le temps

Fait remplir les besognes ingrates

Celles dont ils ne voulaient s’acquitter

 

Il a fallu toujours me surpasser

Jamais lâcher pour ne pas sombrer

Ils n’avaient aucune ferveur

J’avais la foi pour mille

 

Je voulais exister toujours

Travailler encore et sans remords

Jamais renoncer par amour

Évoluer, grâce à mes efforts

 

Je pensais pouvoir progresser

J’ai vraiment cru qu’ils allaient m’élever

Mais ce n’était pas leur intention

Cadre à peine supérieur, sans prétention

 

Je n’avais pas leurs diplômes fameux

J’en savais pourtant autant qu’eux

J’étais volontaire et courageux

Mais ils préféraient rester entre eux

 

Je voulais exister toujours

Travailler encore et sans remords

Jamais renoncer par amour

Évoluer, grâce à mes efforts

 

Alors, j’ai fini par céder

J’ai définitivement cessé de lutter

S’en était trop, ils ont eu raison de mon travail

Leur système n’aime que le bétail

 

J’ai décidé de tout oublié

J’ai vendu mes principes

Balancé ma famille et ma vie

J’ai préféré la haine et la vengeance

J’ai choisi la fuite et la folie

M’abandonner dans le raisin.

 

Je voulais exister toujours

Travailler encore et sans remords

Jamais renoncer par amour

Évoluer, grâce à mes efforts

 

Je voulais exister toujours

Travailler encore et sans remords

Jamais renoncer par amour

Évoluer, grâce à mes efforts

1 avril 2011

Pourquoi ?

Publié par ahhhh dans Textuels...

C’eût été tellement simple et déjà vu

D’idées reçues en sentiments préconçus

Comme toutes les mères tu avais donné

Ce qu’il y a de plus beau, de plus sacré


Comme des milliers de mamans

Tu as donné la vie et pas qu’une fois

Enfanter pour transmettre cette foi

Enfanter pour l’humanité de cet élan

 

Il suffisait de presque rien

Des gestes un peu répétitifs

Des signes d’amour instinctif

La traduction des sentiments

 

Fallait-il que ton cœur soit asséché

Comme un puisard dont l’eau se serait évaporée

Peut-être n’étais-tu pas capable de donner

Aimer simplement, sans calcul, sans fard

 

Tu as préféré mentir, te mentir

Tu ne voulais qu’une chose, une seule garantie

Tu ne cherchais que l’amour d’autrui

Juste pour toi et sans partage

 

Combien tu as dû manquer d’affection

Pour ne plus être, à ton tour, capable d’en procurer

C’est plus fort que toi, tu n’as pas cherché

Faire autrement qu’intrigues et manipulations

 

Tu t’imposes et harcèles ton monde

Pensant obtenir en retour de cette affection

Ce n’est qu’un leurre, t’en rends-tu compte ?

De quelle famille es-tu entourée désormais ?

 

Tu as fait le vide autour de toi

Tu as suscité la crainte, puis la défiance

Jour après jour, les uns et les autres

Passent leur chemin et se détournent

 

Tu ne varies pas d’un pouce, pas d’un millimètre

Convaincue et drapée dans tes certitudes

Tu fais mine de rien y comprendre

Criant à l’injustice, affichant l’affliction

 

Crois-tu que nous sommes dupes ?

Tu as appris à vivre comme cela

Ce n’est peut-être ta faute

Tu as reproduit les modèles vécus

 

Que reste-t-il pourtant de ces décennies ?

Quel bilan fais-tu de ce gâchis ?

Tu as donné la vie, la chair de ta chair

Crois-tu cela suffisant, pour être une vraie mère

13 mars 2011

Otage

Publié par ahhhh dans Textuels...

Mon frère que nous arrive-t-il ici bas 

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Privé de la moindre liberté

Totalement entravé et bâillonné

 

Que va-t-il m’arriver

 

J’attends des heures durant, les membres engourdis

Au pain sec et à l’eau, sans forces et affaiblie

Je suis transi de peur, il y a peu j’ai entrevu des corps

Je ne veux pas subir le même sort

 

Je pense à prier, mais y a-t-il seulement un dieu

Caché sur un nuage, quelque part qui m’entendra

Celui de mes ravisseurs pourrait-il cautionner

Celui qu’ils invoquent, partage-t-il leur folie

Au nom de celui-ci ou d’un autre, seul compte la vie

 

Que va-t-il m’arriver

 

Quels jours somme nous, quelle heure sonne-t-il

Cela a-t-il vraiment beaucoup d’importance ?

Je me rattache au futile

Je passe par toute sorte d’états, jusqu’à la démence

Combien de temps vais-je encore tenir

Quand l’angoisse m’étreint, je redoute le pire.

Je pense à toute ma famille, ceux que j’ai laissés

La vie que j’ai menée, ce que j’ai réussi ou raté

Je me raconte des histoires pour ne pas sombrer

Pour évacuer et continuer à exister

 

Que va-t-il m’arriver

 

Pourquoi cette haine des hommes sans espérances

Une souffrance qui s’est transformée en vengeance

Je suis un des ennemis à abattre, le chien à tuer

Alors que nous appartenons tous au patrimoine de l’humanité

 

J’ai peur, terriblement peu, je panique

Bandeau sur les yeux, chaîne aux pieds

Leur cause m’échappe, je suis étranger

Ne suis-je pas le prétexte classique

Pour servir quelques absurdités

 

Cela fait une éternité que je croupis ici

Que va-t-il m’arriver loin de mon pays

Un bruit de pas, la porte qui s’ouvre

Un bruit de cliquetis et de paroles entremêlées

Des voix et des paroles proférées

 

Et puis plus rien

17 février 2011

Bats-toi

Publié par ahhhh dans Textuels...

Ça a commencé comme une petite erreur

Pour se faire pardonner, il t’a offert des fleurs

Il jure qu’il ne recommencera plus.

La deuxième fois, c’est juste plus dur

C’est devenu de plus en plus violent

Il te bat, il n’y a pas d’autres mots

 

Tu cherches ce qui a dérapé

Comprendre pourquoi il a changé

Tu le crois sincère dans ta crédulité

Dans un élan d’amour et d’humanité

 

En souvenir des années passées

De celles qui sont restées figées

Sur les murs des photos jaunies

Avec toute la famille réunie

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Maintenant, tous les soirs quand il rentre

Tu sais que va recommencer la danse

Immédiatement tu sens au creux de ton ventre

Une boule peser, te paralyser d’épouvante

 

Il te dit bonjour puis se sert un verre

La journée a été rude, alors d’autres vont suivre

Le réconfort dans l’alcool, c’est plus facile à vivre

Tu devrais l’aider, mais non tu ne fais aucun effort

Tu ne cherches soulager la fatigue qui le harasse

Toi qui te goberges au fil de l’argent qu’il ramasse

 

Lui, qui travaille, alors que toi tu te pavanes

Les taches ménagères, c’est pour les ânes

Forcément tu l’as énervé

Inévitablement, il t’a cogné

Tu devrais quand même admettre

S’il pouvait faire autrement

 

Il est malade et de nouveau replonge

Tu ne cherches pas à voir ce qui le ronge

De quelle pierre es-tu fabriquée

Pour à ce point être aveuglée

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Là, tu te regardes dans la glace

Que vois-tu ? Qui vois-tu à la place ?

Tu es tuméfiée, il te faudra inventer pour tes amies

Des événements alambiqués et des alibis

 

Combien de temps vas-tu encore endurer

Tu vis un enfer et tu crois qu’il n’y a pas de paradis

Mais bientôt c’est la mort qui va te rattraper

Tu l’auras aimé pourtant de toi s’en seras fini

Il n’y a guère de fatalité

Ce qui t’arrive est devenu banalité

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

 

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