Carnet de Blog

11 octobre 2008

Une petite der… pour la chute

Publié par ahhhh dans Économie...

C’est une des dernières fois que ce sujet sera abordé, promis. Dans tous les cas ce n’est ni une nième complainte, encore moins un réquisitoire. De toute façon ils sont tous coupables et il est trop tard.

De matin hideux en soir véreux on nous rabâche les oreilles jusqu’à l’overdose. Oui nous nous enfonçons dans la crise, lourde, profonde et longue. Et bien voilà c’est dit, si nous passions à autre chose ?

Radio Gaga

Sûrement ce n’est ni en faisant l’autruche, ni en singeant les trois « je ne vois rien, n’entends rien, ne dit rien » que nous pourrons mieux affronter la réalité. Concédons-le. Mais de là, à en ingurgiter matin, midi et soir.
Las des lundis noirs, des mardis sombres, des mercredis gris et des vendredis 13, horreur !
Octobre est mort, novembre sera rouge sang et décembre caca d’oie n’en doutons pas.
Nous sommes les victimes expiatoires de ces financiers de tous poils, cupides et odieux. Comme Boris je n’irai pas pleurer et tout comme Vian j’irai même probablement cracher sur leurs tombes. La fin de règne du capitalisme financier qui s’effiloche en fin du monde. La panique gangrène, la fulgurance de la crise de 29 ressurgit, fantôme exhumé d’entre les morts du passé pour permettre la comparaison et se rassurer ?

De nous expliquer que cela n’a strictement rien à voir, pauvre béotien que nous sommes. Que techniquement un krach c’est trois jours de baisse boursière ininterrompue et comme nous en sommes à plus de quatre jours d’affilés – CQFD – c’est bien la preuve que ce n’est pas transposable à 29, ouf nous voilà rassurés. Nos dirigeants sont extrêmement inventifs à pondre de nouvelles terminologies, nettement moins à une vision haute.
Des énarques apeurés qui n’ont rien vu venir, reposant. Et de guetter les moindres hausses 10 fois inférieures aux précédents effondrements.

Pendant ce temps, le troupeau mugissant prend la parole en directe sur les ondes pour hurler, pleurer ou geindre l’argent qu’il n’a jamais eu et certains d’entre les plus naïfs de pérorer, un brin provocateurs, que, eux, ne sont pas touchés par cette crise de « riches », puisqu’ils n’ont pas d’avoirs en banque. Et que non, de mémoire de poulet, on n’a jamais vu tondre un œuf.
Croyez-vous que seuls les chiens hurlant à la mort au clair de lune seront les seuls embarqués par la patrouille.

Ne craignez-vous pas en tentant de vendre votre automobile ou votre maisonnette un délai grandement allonger, si vous y arrivez.
Ne pensez-vous pas, qu’étant l’employé, même modèle, d’une firme dont au hasard de son portefeuille de comptes soient tapis quelques clients en proie à de grosses difficultés puisque engagés eux-mêmes avec des organismes financiers périclitant, vous soyez menacés d’inactivité. Par voie de conséquence, appelez cela la théorie des dominos, l’effet papillon ou la réaction en chaîne, comme bon vous semblera, vous serez des dommages collatéraux de ceux qui ayant perdus des clients du même coup suspendront le commerce avec votre société. Alors toujours pas concernés ? Mais rassurez vous après le lundi, le mardi, etc… Et en fin de semaine il y a toujours le week-end, moment pour tout oublier comme si tout à coup le mouvement s’arrêtait net, jusqu’au prochain lundi, de la couleur que vous voulez. Pour vous apercevoir donc, que même un œuf, on lui trouve toujours un petit poil à couper.

Courage fuyons

Les hommes politiques de leurs côtés en appellent à la solidarité nationale et prennent prétexte à la moindre revendication, quelques qu’elles soient même non financières de crier aux loups et demander la responsabilité de tous. En clair quand nous engrangions ce n’était pas le moment de déranger pendant l’empilage des billets et maintenant qu’ils sont dilapidés…et bien circulez y a rien à voir.
Et d’en référer à Keynes, Malthus, Marx ( !) ou Smith (pourquoi pas Wesson tant qu’on y est). Faut-il se tourner vers le collectivisme, le communisme voire l’anarchisme ? Et si nous versions dans le bon sens, celui de comprendre qu’un état se doit impérativement d’abriter et promouvoir en son sein des entreprises qui produisent des biens, grâce à des salariés rémunérés convenablement. Que ces mêmes employés deviennent des consommateurs et ainsi de suite.
Que l’on cesse de porter au pinacle ces pseudos théoriciens qui vous regardent avec tout juste de la condescendance et surtout du mépris à l’énoncé de ce genre de propos qu’ils jugent simplistes. Signifiant à l’abruti de service que, vraiment, c’est enfoncer des portes ouvertes et que l’économie est bien trop sérieuse pour laisser dire tant de sottises.

« Bien mal acquis ne profite jamais » la belle affaire et cela dépend pour qui. Que ces parasites spéculateurs soient bannis, que justement l’on revienne à des choses simples et d’abandonner cette avidité de pouvoir, d’argent facile. Tous cette vermine plus occupée à se soucier de leurs egos et l’obtention du Graal, suprême diplôme de leurs années d’études.
Qu’ils soient chassés sans demi-mesure, sans retenue et que cela serve de leçon d’un passé que l’avenir ne doit insulter.

Enfin il paraît que déjà, certains banquiers se seraient défenestrés. C’est tant mieux parce que non content de nous ruiner, ils n’en assument pas leurs fautes. C’est bien connu, « je me gave comme un pourceau bien dodu dont le rose sied à merveille, mais en cas de grabuge après moi le déluge ». Voilà donc la mentalité de ces ogres de papier. Ils ne méritent ni compassion, ni commisération. Pour eux l’enfer sera encore trop drôle et qu’ils n’oublient pas leurs bouliers.

Ils peuvent bien sauter du haut de leur tour, au passage qu’ils n’oublient pas de refermer la fenêtre. En cette fin octobre, le fond de l’air est frais, il ne manquerait plus que nous attrapions froid. Et qu’ils vérifient aussi avant de se jeter dans le vide, qu’il n’y ait personne dessous, il ne manquerait plus que cela.

1 octobre 2008

ça se soigne ?

Publié par ahhhh dans Économie...

L’Oncle Sam s’est tiré une balle dans le pied et tente maintenant d’apposer une petite poupée sur la blessure en guise de pansement. Mais elle fut tellement laide que même le propre camp de Double W fit échec à un plan où il était prévu que soient ponctionnés toujours les mêmes cochons de payeurs et épargnés toujours les mêmes les 40 voleurs.

Agitation à tous les étages

Toutefois en bons anglo-saxons pragmatiques, il faut se ranger au bon sens et une fois la fronde largement signifiée au pire Président que l’Histoire retiendra, accepter l’inacceptable et donc bien tordre le troupeau bêlant, ainsi va l’économie et la finance, suprême pouvoir. Pour les naïfs et autres idéalistes, cela n’est ni juste, ni logique. Retournez donc dans votre maison de pain d’épices.

Pendant ce temps Outre Atlantique, le président des Français, clone dudit Rangers, sorti droit de son mutisme, invectivait foule et journalistes, criant haro sur les indélicats ; oui, oui les banquiers seuls responsables de nos tourments. Car les politiques et économistes de tous poils qui ont laissé filer et laissé dire s’ils en sont responsables n’en sont pas pour autant coupables.
Et donc de se poser en chantre de la nouvelle politique économique un peu libérale et un peu collectiviste tendance communiste « old fashion ». Probablement emporté par la politique qu’il a insufflée, voilà que le chef des Gaulois s’est mué en premier président écologique même en économie. Voilà un président hybride, où comment passer d’un modèle à un autre dans le même carrosse, bringuebalant certes mais avec deux carburations. Original !

Plus étonnante, cette dernière annonce ; le gouvernement français trouve plus de 3 milliards d’euros pour sauver une compagnie d’assurance, alors que quelques mois auparavant il était incapable, faute de caisse vide – une quasi-faillite – de financer le RSA où comment aider les pauvres. Mais comprenez bien qu’un pauvre ne va jamais devenir riche, autant qu’il reste pauvre. Tandis qu’un groupe financier puisse s’effondrer, avec tous le copains derrières… Comme disait Coluche (à jamais indémodable) « ils vont être content les pauvres de savoir qu’ils habitent un pays riche ».

Une fois donc sorti de son mutisme, il convoque tout ce que Paris compte de chefs banquiers et assureurs. Les premières semaines au plus fort de la tornade, son évanescence lui a été logiquement reprochée et mal lui en pris. Il suscita l’incompréhension de la presse et l’ire de ses compatriotes.
Or les répliques venues ils s’activent à montrer que le bateau navigue avec son capitaine à bord. Et les hommes de (piètre) finance convoqués derechef au palais ont eu droit à la leçon de morale en règle et furent vivement tancés.

Scène ordinaire au palais

Le président, lui qui durant cet été s’était déjà (pré)occupé du tout-à-l’égout de gentille belle-maman, se trouve désormais englué maintenant dans les problèmes financiers de la ménagère qu’elle est moins de 50 ans ou plus. Il a, paraît-il passé toutes les demandes de crédits privés et professionnels en revue.

- Alors Monsieur Jean-Claude Bnp, voyons voir les dossiers de crédit. Allons-y. Monsieur Paul Dupont demande 3.500 euros pour l’achat d’un véhicule d’occasion. Bien vous lui répondiez quoi ?

L’autre penaud
- Euh… Monsieur le Président, vu la conjoncture actuelle

Le président montant sur ses talonnettes, d’interrompre vertement
- Monsieur pléonasme ! Sachez que le conjoncture est toujours actuelle, donc ?
Interrogeant à nouveau sévère

Le banquier de s’enfoncer dans son fauteuil
- Bien c’était un refus, ce monsieur est inscrit au fichier des incidents de prélèvements de remboursement et sa cotation Banque de France n’est pas bonne. J’ajoute qu’au fichier centralisé Edvige il est fait état de ses penchants homosexuels.

Le président l’arrêtant d’un geste de la main
- Hop, hop hop Ed… machin est rebaptisée et d’ailleurs n’existe presque plus. Et puis bon c’est pas grand-chose tout ça, allez hop accepté.
Et avec autorité tamponne le dossier
- Au suivant !

Voilà comment la journée, dit-on, se déroula à l’Élysée.

Comment reprocher au Président de la France tant d’investissement. S’il ne fait rien, il est vilipendé ; s’il agit, il est admonesté, avouez que vous êtes difficiles.
Donc avec un peu de retard à l’allumage, le voilà faisant feu de tout bois, expliquant, théorisant et planifiant. Il est à nouveau partout ; radios, télés en boucle diffusent les recommandations présidentielles. Remarquez, personne n’est réellement dupe. Ceci dit, cette crise ne peut lui être imputé soyons juste, puisque mondialisation oblige l’effet domino joue à plein. Il n’y a bien que sa ministre de l’économie de prétendre que seule la France sera épargnée de cet ouragan. À l’image du célèbre nuage de Tchernobyl.
Pour en revenir au pensionnaire élyséen ce qu’il fait s’apparente plus à un cautère sur une jambe de bois. Mais, en vraie politique politicienne, cela a un nom. Cela s’appelle : occuper le terrain.

Si le remède est costaud à ingurgiter, il faut souhaiter qu’en définitive il ne soit pire que les maux

21 septembre 2008

Ces messieurs de la finance

Publié par ahhhh dans Économie...

Une purge, les édifices financiers sont à l’agonie pis s’écroulent. L’ultra-capitalisme financier est mort !(?) Vive l’économie de marché (!?).

Au jeu de la roulette et du hasard

Si l’on pouvait revenir à une économie plus humaine c’est tant mieux. Il y a un peu de poujadisme à regarder par le petit bout de la lorgnette. Mais quand ces messieurs s’engraissaient sur notre dos, ils n’y trouvaient rien à redire. Tant qu’il s’agissait d’engranger les bénéfices, aucun partage possible. Les dettes s’accumulent, d’un coup sans prévenir, ni crier gare, et l’on découvre un fond abyssal. Ces messieurs se tournent vers le miraculeux gouvernement providence et ont recours au soutien sans faille de ceux qu’ils ont placé au pouvoir ! C’est extraordinaire d’obscénités mais imparable de cynisme.
Car en somme dans les dernières minutes Bush and Co ont attrapé le taureau par les cornes en prenant la dette à leur compte. Enfin « à leur compte » est une figure de style. En fait ils diluent dans le temps, longtemps dans le temps, un montant indécent en le saupoudrant… sur le dos des contribuables ; bel exemple d’économie « libérale ».
Ces mêmes que l’on entend hurler à l’hallali. Manquerait plus que l’on pleure pour eux. Le seul ennui dans cette histoire, devinez qui va éponger les fonds sans fonds ?…

Le profond malaise est de voir ces gens, plus ou moins conscients de leurs actes, décidés confortablement vautrés dans leur fauteuil en cuir, du sort de milliers de gens qui travaillent. Oui, l’horrible mot, des travailleurs : ouvriers, employés, cadres, etc.
Imaginez que d’un clic, un coup de fil, ils vendent sur l’autel du profit absolu. Votre entreprise faisait une croissance à deux chiffres, qu’à cela ne tienne, on peut faire mieux, surtout plus.
Si c’est en vendant une exploitation, quitte à laisser quelques péquins sur le carreau, pas véritablement un problème. Voilà la mentalité de ces gens qui aujourd’hui s’arrachent les cheveux de n’avoir pas vu venir la crise – en plus. Méchant et stupide. Et dire que nous leur confions nos économies.

Comment réellement s’apitoyer sur le sort de ces traders. Pleure-t-on sur les joueurs de roulette ? À dire vrai ils peuvent bien se défenestrer que nous pourrions aller cracher sur leurs tombes. D’autant que tous n’ont pas été engloutis dans la tourmente et ont, déjà, réalisé de substantiels bénéfices. C’est bien connu la misère des uns fait le bonheur des autres.

En résumé au grand jeu de la roulette de la finance et de la bourse, se sont toujours les mêmes qui gagnent et toujours les mêmes qui perdent. Devinez !

Humaniser l’économie ?

Au final Besancenot n’a pas complètement tort à vouloir recentrer le débat sur l’humain et le social. Par contre il lui faut absolument prendre des cours d’économie. Le facteur sonne toujours deux fois, certes. Mais il lui faut comprendre que dans une économie sociale et juste, disons logique, une entreprise digne de ce nom, qui traite convenablement ces salariés doit impérativement faire des bénéfices. C’est son postulat pour vivre, réinvestir, produire et embaucher. Et ceux qui ont investi dans l’affaire en attendent le juste retour, rien de bien choquant. Ce qui est odieux de vulgarité ? C’est une entreprise qui augmente un profit déjà existant en licenciant ses salariés pour l’appât du gain.

En un mot cela s’apparenterait à de la sociale démocratie. Humaine et moins injuste – le concept de justice n’a pas grand chose à faire dans ces principes. Mais une société qui cherche à spéculer plutôt que de produire. Une société qui ne transforme rien qui ne cherche pas à s’industrialiser devient une nation de voyous, toujours à la recherche du coup fumant qui va l’enrichir sans effort ni travail. Ce n’est plus de l’économie mais du casino.

Une voie à explorer serait de considérer le profit comme une obligation sans laquelle rien n’est possible, mais serait une conséquence de nos actions plutôt que leurs justifications. Théorie peu ultra-libérale convenons-en.

Or là où le bât blesse est que nous transformons des nations entières à brasser uniquement des millions quasi virtuels – à ce jour 700 milliards d’euros seraient partis en fumée – en fumée ! on croit halluciner – Dans tous les cas de figure ces mêmes états ne produisent plus, trop dur, moins rentable que de jouer au poker. Un pays qui cherche à éviter coûte que coûte l’industrialisation n’est pas un pays en bonne santé. Spéculons et confions la production aux soi-disant pays émergents, entendez où la main-d’œuvre (mineure ?) est très low-cost…Belle mentalité.

Pour ces gens, il est plus facile de rehausser le taux du crédit au moment souhaité. Cependant la réticence des banques à prêter de l’argent est patente – un comble. Ceci dit, depuis belle lurette, elles ne faisaient plus leur métier de banquier : accompagner le développement économique des PME-PMI et dynamiser la consommation des ménages par l’obtention de prêts. Manuel de sciences économiques des classes de Seconde.

Si ce n’était qu’affligeant, nous pourrions en sourire, pas plus. Mais la frénésie qui s’empare de tout le microcosme financier est hautement impressionnante de peur et d’angoisse. Ils ne savent pas où ils en sont. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? Enfin ici nous sommes déjà à l’opus 3 : Y-a-t-il un homme pour sauver le monde ?

Encore une fois dans cette histoire, les victimes sont toujours les mêmes, ces passants innocents aux abords de l’édifice qui s’écroule et font toujours partis des victimes que l’on retrouve sans vie dans les décombres.

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