Carnet de Blog

19 juillet 2009

Mélange des genres

Publié par ahhhh dans Éthique...

En ces temps obscurs où les repères et surtout les idées et leurs indispensables débats qui vont avec disparaissent et nous enfoncent dans un brouillard épais, chacun cherche son chemin à défaut de le trouver pour la plupart.

Dans la musique, c’est plus simple, le Rock ou la Pop nous offre encore quelques monstres mythiques, mais fort heureusement en activité, tel Bruce Springsteen ou U2. Pour ne rien déplaire ce sont des personnages qui véhiculent l’humanisme et de vraies valeurs de justice et d’entraide surtout à destination des plus démunis. Musique et idées font assurément bon ménage. Ces deux-là ont de l’allure et enchantent les foules.

Mais justement du côté du débat d’idées, là c’est « tout le monde aux abris ». Point de leader charismatique digne d’intérêt et porteur de valeurs humanistes. Le seul qui puisse être possiblement rangé dans cette catégorie est sans conteste Mister Obama. Laissons lui le temps indispensable de faire ses preuves. On en s’improvise pas du jour au lendemain ainsi et le minimum est d’être évalué à l’épreuve des épreuves. Convenons cependant qu’il est bien parti et qu’en chef de la première puissance mondiale c’est rassurant après l’ère du pauvre hère.

De l’autre côté de l’Atlantique, notre bling-bling de président oscille toujours avec son fond droitier incontestable et une fausse attitude de proximité populaire qui ne trompe personne, sauf lui peut être. Il lui fallait des symboles pour accréditer cette thèse, qu’à cela ne tienne, c’est à gauche qu’il ira les chercher et les vizirs en tout genre à la vanité assoiffée n’auront pas résisté longtemps. Les besson et autres hirch auront retourné leurs paletots, d’autres ont suivi depuis et gageons que les prochains préparent déjà leurs gabardines réversibles.

Mais la plus belle prise faite à la pseudo pensée démocratique et humaniste fut sa compagne. Tendance gaucho, bourgeoise, glamour. Une vraie prise d’arme dans tous les sens du terme. LA caution qu’il manquait à sa breloque de médailles des rois dénudés. Parfait et imparable, du grand art.
S’il ne faut être aigri par principe, concédons que les dieux de l’amour et les anges joufflus se sont détournés de leur chemin, pour un jour s’arrêter devant la table qui réunissait le futur couple présidentiel et leur décocher quelques flèches empoisonnées au doux parfum de la passion amoureuse, soit.

Ensuite l’histoire est digne des meilleures couvertures de magazines people que s’arrachent les français avides à suivre les pérégrinations du couple, ici en Italie, là en Angleterre. Où qu’ils aillent c’est du pain béni, moins pour les français moyens qui trouve la baguette de plus en plus rassis.

Et là, le bât blesse car sans être loyaliste à outrance, le mélange des genres et dérangeant. La première dame de France est-elle seulement première dame, ou aussi ex-mannequin, chanteuse, ou tout ça à la fois. Il est vrai qu’en ce pays de cocagne nous avons la fâcheuse tendance à vouloir tout ranger dans des petits tiroirs, bien nommés et parfaitement identifiés. Cela en devient détestable et pénible. Mais concernant Miss Bruni, c’est foncièrement différent. Car tout de même, sa place n’est pas n’importe laquelle ; que chacun d’entre nous, voulions toucher un peu à tout par évasion, par contradiction, par ambition passe encore ; mais elle, peut-elle raisonnablement le faire sans en altérer la fonction et l’aura que confère cette place. À force de brouiller les pistes et entretenir le mystère on s’y perd et cela n’est pas sain.

Probablement tout se résume par quelque chose de plus prosaïquement humain et du seul fait de son époux. Celui-ci s’est toujours pris pour une rock-star et en a la nostalgie, il voudrait côtoyer les Bono ou Springsteen – n’est pas Obama qui veut – c’est son rêve, alors ce week-end de mi-juillet, il s’en est allé à New York, écouter sa chanteuse d’épouse fredonner (elle ne peut guère plus) des airs de bonne conscience puisqu’en hommage à Nelson Mandela (bien joué, car indiscutable).

Lui permettant ainsi de rehausser son image (pour la taille c’est talonnettes obligatoire). Mais à défaut de vraies idoles légendaires et planétaires, le président des français mélange les genres à souhait, sauf que lui fait avec ce qu’il a, Obama fait avec ce qu’il veut.

15 juin 2008

Ethique, la bouteille à l’encre

Publié par ahhhh dans Éthique...

Pour ceux qui n’entendent rien et n’aiment pas le football, ce billet ne parlera pas de prime abord.
Mais plus généralement le souhait est de vous interpeller de manière générale sur une dérive des mots et des réflexions. Enfin quand il y a réflexion.

La scène se déroule un samedi soir à l’issue de la pénultième soirée des matches de première division du championnat de France de football française. Un journaliste de Canal+ avait annoncé le départ, à la fin de la saison, de l’entraîneur de Lyon. Jusque-là pas de quoi fouetter un chat, on s’en remettra.

Or ce président de l’Olympique Lyonnais, maître des lieux et rois de la France footbalistique, connu aussi pour ses saillies verbales en tout genre, demande un droit de réponse. Qu’il obtient, Canal pratiquant largement l’ouverture. Là, face à un non-événement, celui-ci d’entonner le couplet du complot, du manque de sérieux journalistique. Et surtout, surtout du manque d’éthique professionnel. Le (gros) mot est lâché.

L’émotion prévient l’analyse

Les journaux et leurs scribouillards, victimes expiatoires idéales, boucs émissaires de tous les mots. Les journalistes « ces chiens » qui ne respectent rien ni personne. Le président de la république française ne dit pas autre chose en ce moment. Lui qui se plaint de n’être, point soutenu par les supports de presse. Reprochant aux uns et aux autres un lynchage en règle, notamment de la part de l’hebdo « Marianne » (pourrait-il en être autrement?!!) mais aussi de « Parisien » (un humoriste ce président!). François Mitterrand, hélas, avait lui aussi emprunté ce chemin. De ces puissants, qui utilisent à merveille tout organe de presse. Eux qui n’ont pas trop à se forcer non plus tellement ils y trouvent de plumes serviles et bien taillées à leur fabriquer des habits du dimanche sur mesure. Alors quand l’un d’entre ce plumitifs vient jouer les trublions on le tance et le rappelle à l’ordre pour lui faire bien comprendre qu’elle est la main qui le nourrit.

Pour en revenir à notre président lyonnais, son art de communiquer est éprouvé, ce qu’en son temps Bernard Tapie utilisait à merveille. « Je parle, je parle et personne ne vérifie rien et personne, quelques jours après viendra contredire les bêtises affirmées « . Nous sommes dans une ère de la communication, du dernier qui parle. Le souci n’est pas dire quelque chose de sensé, d’intelligent éventuellement à tout le moins de réfléchit. Nombres de supports foisonnent depuis le boum de la technologie. Médias et notamment « E-Médias » dont on trouve à boire et à manger, mais dont la qualité réelle est plutôt famélique.

Telles des pies attirées par ce qui brille !

Il m’amuserait fort que, dans trois semaines, celui-ci change son entraîneur. Combien croyez-vous, de journalistes reviendront sur ce toujours non-évènement. Canal+ dont les intérêts publicitaires prospèrent et interfèrent, demanderont-ils des excuses au nom du journaliste incriminé qui avait juste fait un travail sérieux d’investigation et qui détenait des vrais informations. Reviendront-ils sur cette annonce pour se justifier à raison de leurs (pré)supposées allégations !
L’instantanéité de l’information interdit pratiquement tout retour sur un sujet. Pas de réflexion, pas de débat constructif – le néant. Et j’ai bien peur que tout le monde s’en moque aussi. Nous sommes dans l’émotion, interdisant toute analyse. Au-delà de l’oubli de la synthèse, les princes et leurs vassaux préfèrent de loin la lumière, l’or de tout ce qui brille contre l’idée concise, ténue, complexe. Les différentes péripéties présidentielles ces huit derniers mois en attestent. L’esbroufe plutôt que l’épaisseur. On peut se poser la question, comme souvent, qui est coupable ? Celui qui commet ou celui qui, complice, suit l’auteur.

C’est pour cette raison que notre époque fait le lit de ce genre de personnage. Les « grandes gueules », un tant soit peu charismatiques et bon manieur de médias et de leurs mots qui ronronnent, Ces rois nus qui prospèrent à l’ombre de nos laxismes spirituels. On ne voit guère l’issue, à terme. Chacun y va de sa petite phrase dont la trace fugace, marquera provisoirement les esprits. Ce qui en restera est une autre histoire.

Nota Bene : A l’heure où sont publiées ces lignes l’entraîneur de Lyon va changer, par la volonté de son président…Étonnant non !?

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