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8 août 2008

J.Ose tout

Publié par ahhhh dans J.O...

 

chine.gif Franchement, très franchement j’ai hésité à publier absolument un avis. Cela se passe à des milliers de kilomètres et je ne suis pas emballé par cette compétition planétaire. Depuis ma plus tendre enfance, contrairement à d’autres sports, cet événement pluridisciplinaire ne me fait pas lever en pleine nuit. Alors ajouter par-dessus les problèmes récurrents que nous avons l’air de découvrir pour cette occasion des droits de l’homme bafoués par un peuple qui ne conçoit sûrement pas les choses sous le même angle, j’avoue avoir eut du mal non seulement à m’y intéresser mais aussi à prendre l’étendard plumitif pour coucher un propos circonstancié. Bien au-delà du peu de souci des droits de l’homme, ce pays n’a pas les mêmes considérations pour la personne humaine en général que nous en occident. S’en apercevoir aujourd’hui me fait pouffer de rire.

Mauvais ménage

Cependant les nièmes atermoiements de notre président sur le « j’y vais, j’y vais pas », m’interpelle. Coincé, il faut lui rendre grâce, entre une double casquette de président d’un état souverain et sa « même fonction » pour l’Union Européenne (ces petits camarades ont la partie facile de ce fait), il avait le postérieur entre deux fauteuils en cuir.
Une fois de plus et contrairement à l’image qu’il veut se donner de pourfendeur, Nicolas Sarkozy poursuit cette vieille politique française qui consiste à ménager la chèvre et le chou pour finalement se faire marcher dessus comme on piétinerait une serpillière.
Les anglo-saxons ont cela de très pragmatique à prendre position et surtout, surtout de s’y tenir. Et croyez-vous réellement que ce soit par philanthropie que le Chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, ne soit pas présent à l’ouverture des jeux ? Dans le même temps croyez vous que nos excellents amis anglais se privent de faire du « business » avec la Chine… Cerise sur le gâteau, nous infligeons un camouflet aux droits de l’homme dont nous nous targuons d’en être la patrie en refusant de rencontrer le dalaï-lama. C’est désespérant.

Les Jeux Olympiques offerts à la République Populaire Chinoise n’est pas imputable au gouvernement français. Les sportifs, eux, sont pris en otages entre, ne s’occuper que de leur matière – le sport et afficher leurs états âmes. On peut tout même objecter qu’être athlètes de métier et avoir des idées n’est pas antinomique.

Non, la très grande faute à ce Comité Olympique qui eut l’outrecuidance de prétendre négocier les J.O. à un régime totalitaire contre la certitude d’un assouplissement humanitaire. Une sorte de croisade émancipatrice et bienveillante à un pays millénaire. Il faut avoir une certaine faconde pour affirmer ce genre de grossierté. Si l’idée pouvait paraître séduisante, que le sport devienne le vecteur politique et induit de changements, combien de fois est-ce arrivé ? Combien de Jesse Owen ou de Black Panthers poing ganté de noir et levé en signe de contestation, initiateurs de modifications tangibles. Peut-on croire deux secondes qu’il soit possible de mélanger sport et politique. Illusoire.
Et ici, pour faire court, je ne m’attarderais pas sur les explications consternantes de Monsieur Henri Serandour (Président du Comité Olympique Français) – pas mieux pour Madame Bachelot et pire pour Bernard Laporte qui a rangé depuis belle lurette sa « grande gueule » au vestiaire. C’est pitoyable et ma bonne éducation m’interdit d’écrire les mots qui viennent à l’esprit pour qualifier leurs comportements et autres pitoyables propos. À la belle politique que d’avaler les couleuvres.

Exposer sa pensée

Sans être naïf (nous n’avons pas le choix, un milliard d’individus, ça ouvre des perspectives) – je vous jure, on pouvait – se devait d’expliquer, d’affirmer notre position, nos convictions.
C’est insupportable de devoir manger son chapeau et se prosterner devant le dieu business sans aucune contrepartie. Le pire c’est que les chinois ont d’autant moins de considération pour des gens qui se font malmener aussi aisément. Mieux, nous leur avons donné la voie à suivre pour nous tordre. Celle de l’humiliation et de la résignation.
Je ne sais trop que penser de Monsieur Ménard (Reporter Sans Frontières), téléguidés ou pas ? Je ne suis pas au fait de l’information pour le savoir. Mais interdire sa manifestation dans les rues de Paris, au motif de ne pas contrarié la cérémonie officielle des J.O à Bejing, là c’est se comporter comme le gouvernement Chinois. Que l’on exige des sportifs le respect de la charte olympique, soit, le ridicule ne tu plus depuis longtemps. Mais censuré des idées, sur notre propre territoire, c’est carrément honteux.
Nous aurions pu, à l’extrême rigueur, expliquer à nos camarades de l’Empire Jin que, s’ils entendent faire ce que bon leur semble à l’intérieur de leurs frontières, nos yeux et nos oreilles clos sans offusqueront chez nous. Nos convictions nationales et autres tourments humanitaires demeurent aussi notre bon vouloir et notre absolue identité. Principe de base non négociable. Chacun chez soit et les vaches seront bien gardées. Là ce n’est pas un politicien qui a porté cette pensée définitive. C’est ma mémé, et c’était une sage, ma mémé.

Nous avons choisi la politique du grand écart, et vous connaissez le résultat dans ces cas-là ? ça fait mal aux adducteurs pour rester correct.

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