Carnet de Blog

22 novembre 2008

Tartuffe à la rose

Publié par ahhhh dans La gauche...

Tout ! Tout ce qu’il ne faut pas faire, ils l’auront fait. C’est même incroyable tellement cela semblait impossible.

Le feuilleton dur depuis des mois. Les uns se déclarent quand les autres se retirent plus ou moins discrètement. De petites trahisons entre amis en grands complots. On minaude, on se fait de grand sourire quand on sait pertinemment que l’aversion pour celle d’en face n’a d’égal que leurs ego surdimensionnés.

Ainsi va la triste pantomime offerte par les éléphants du Parti Socialiste.

Quel spectacle

Les médias, les observateurs, les partisans, tous ont prévenu, alerté, devant le risque majeur de déliquescence de ce parti qui avait pourtant une chance historique d’exister. Face à l’hégémonie d’une droite décomplexée par son nouveau chef, il y avait une belle place à reconquérir plutôt que de la laisser à un Olivier Besancenot qui n’en demandait pas tant.

Mais c’était demander trop de clairvoyance, trop d’intelligence à des dirigeants bouffis d’orgueil et de détestation les uns envers les autres. Trop de chemin à parcourir, trop d’obstacles à franchir pour marcher de concert. Face à ce que nous pourrions qualifier d’aubaine, d’un capitalisme financier en pleine déconfiture, des banquiers cupides, des projets liberticides en matière de fichiers de tout genre et de vraies et justes raisons de s’opposer avec dignité et force.
Que nenni les chefs ont préféré leur propre combat et la course à l’échalote partisane.

Entre ceux qui, tapis dans l’ombre, se voyant revenir triomphant, ancienne gloire déchue passant du rose bleuté au rose-rouge vif comme si de rien n’était sans se soucier de choquer et surtout de paraître crédible ou non.
Et les autres qui sont prêts à tout et surtout renier leurs convictions d’antan, ce parti par à vau-l’eau face à des militants d’abord médusés et depuis longue date dépités.
Même les dames du parti, dont on avait espéré entrevoir jaillir la lumière, même elles ne valent pas mieux. On connaissait les tendances guerrières des mâles à l’agressivité hormonale. Voici que la gente féminine se transforme en amazone de la pire espèce. Méchante, vile et impitoyable.
Les bras en tombent devant ce pitoyable, cet exécrable théâtre. Et rien n’y fit pour calmer le jeu. Rien n’y personne.

Jaures, Mitterrand revenez, ils sont devenus fous

Personne et encore moins le premier secrétaire, dépassé par les événements. Engloutis par la vague des conspirations, lui dont la rondeur vient d’être aplatie comme une galette par le rouleau de ces fantastiques amis.

On a eu beau dire aussi, qu’ils faisaient le jeu du président des français qui n’a même plus besoin de fomenter des coups pour torpiller ses adversaires, ils y veillent eux-mêmes. Une sorte de rite d’auto mutilation en direct.

Mais le pire était encore à venir, comme s’il fallait ne pas épargner des militants contrits.
Le vote final, là où il fallait absolument éviter la mascarade. Et bien non ! jusqu’au bout ils boiront la coupe jusqu’à la lie. Avec ces gens, on finit par en écrire des lieux communs tellement ils auront tout, vraiment tout, réalisé dans le sordide.

Le vote du deuxième tour mettant aux prises – de bec – les deux harpies, à ma gauche l’auto proclamée nouvelle pasionaria et à ma droite la vestale de la fraternitude. Et ce qui n’aurait jamais dû se produire est arrivé. 42 voix séparent les deux femmes. La première crie à la victoire après la nuit passée à croire en la défaite et ne veut donc plus attendre, le miracle des urnes et de deux de ses fédérations s’étant produit, on s’en doute. L’autre ayant, cette même nuit d’abord célébrée une victoire promise puis hurlant au vol, à l’assassin et exigeant un nouveau vote. En son temps, Georges Bush n’avait pas fait mieux… Tricheurs, menteurs, voleurs… Tous responsables, tous coupables, sans aucune exception. TOUS.

Il n’est pas nécessaire d’être politologue de renom pour constater la mort de ce parti. Et il vaut mieux. Que chacun rentre chez soi, revoit sa copie et un jour peut-être, revienne, mais uniquement avec des idées. De vrais débats, une vision pour l’avenir de ce pays et ses citoyens : ce qui sera un minimum, parce que sinon nous n’avons pas, outre mesure, besoin de ces tartuffes.
Ces gens-là n’ont rien à proposer, rien à opposer à part eux-mêmes. Quant aux idées en on-ils jamais eux ?

Ainsi tout est dit sur des personnages ineptes à diriger une entité humaine, à fortiori un pays.
C’est indigne de chefs présumés d’un des plus grands partis que de se comporter de la sorte. Le rouge de la honte devrait leur monter aux joues, mais dans ce genre d’histoire, le ridicule ne tue pas, fort heureusement, les protagonistes seraient tous morts.

4 septembre 2008

Les guignols sont de retour

Publié par ahhhh dans La gauche...

Non, hélas non, ce n’est pas le programme télévisé de rentrée de Canal+ et de leurs marionnettes aux propos acides et décapants. Mais les tristes comportements offerts sur scène et à la ville, aux militants dépités de la Rochelle et les jours suivants, de leurs chefs (de bas étage). Ces socialistes ridicules et pitoyables qui se sont étripés un peu partout pendant leur université d’été (un camping serait un mot plus adéquat) et ensuite par médias interposés. Offrant un spectacle d’une tristesse affligeante.
Il n’y en a pas un pour sauver l’autre…

Quand on marche en se regardant le nombril, on finit par prendre la porte en pleine figure.

Que du blabla

Il y a pourtant tellement matière à débat, à lutte, à combat même. Pour ne pas laisser un extrémiste comme Besancenot occuper le terrain. Mais las de ces boursouflés de vanité et d’ego démesuré, à mesurer leur appareil pour voir qui a le plus conséquent.

Quand ces soi disantes têtes bien faites, droites sorties de Science Po, L’Ena, Polytechnique ou autres… mettent leur pseudo talent à s’invectiver, se laminer, pis, trahir son compère du jour.

Qui plus est sans avancer la moindre idée. Pas la moindre, pas la plus petite suggestion intelligente. Pour par exemple, relancer la croissance ; sortir de ce bourbier sans nom qu’est l’Afghanistan ; s’opposer contre tous ces fichiers qui prospèrent à l’ombre d’une droite toujours plus inquisitrice et ingérante dans les affaires personnelles des citoyens ; s’élever contre une politique scolaire minimaliste et inadaptée faisant la part belle à ceux qui pourront payer et reléguant les autres dans l’ignorance et le déni de l’acquisition de la connaissance ; protester contre les nouveaux régimes de santé dont il faut souhaiter ne plus jamais êtres alités.

Sans projet, sans vision, sans perspective. Le néant, démarrage avant l’heure de l’accélérateur de particules du Cern ; le trou noir…

Un Mitterrand sinon rien

Pendant ce temps Hollande, chef sur le départ joue au bon samaritain et son ex-dame Royale fait une sortie de bigote en dévotion avec le désormais célèbre « aimer vous les uns les autres… » Ubuesques propos qui fait encore rire Delanoe, il y a de quoi. Que de blabla inutiles et superfétatoires, oubliant les vrais sujets.
Les « je t’aime moi non plus » qui lassent le commun des mortels affairés à d’autres préoccupantes questions que ces chamailleries de gosses mal élevés, bêtes à manger du foin.

Jospin aussi et son « devoir d’inventaire » sur l’héritage post mitterrandien, dont on s’agace toujours. Où en est-on du solde de tout compte ?
Inutile de passer en revue les autres pseudos ténors (quel mot pour désigner ces factotums).
Et tout compte fait, celui à qui l’on a reproché beaucoup de choses non sans raison – parfois – avait l’extrême mérite d’être un vrai et pur animal politique au sens noble du terme. Avec un sens aigu de la tactique, du déploiement et surtout de la stratégie. Lui a été deux fois président de la république, lui !
Tous ces califes qui se sont vu califes sans en avoir ni l’aura ni le charisme (encore moins) de l’illustre maître.
Alors, après lui déluge, Quel déluge…

Pendant ce temps, aux abords du palais de l’Élysée, on peut entendre le président des français rire, rire, rire fort, tellement cela l’enthousiasme.

14 juillet 2008

Vide Sidéral

Publié par ahhhh dans La gauche...

L’affaire fait quasi-consensus, il n’est nul besoin d’être fin analyste politique ; Où est donc passée la gauche et surtout son pseudo parti leader : le parti socialiste ?
Pas besoin d’être grand clerc et unanimement les journalistes politiques et politologues de tout poil relèvent le vide sans trop se risquer à cerner les contours d’une aberration. Si l’on a le comment, nous n’avons pas encore le pourquoi.

Un navire fantôme sans capitaine. Ou plutôt un bateau ivre avec une multitude de capitaines.

Ce pourrait être seulement grotesque, si ce n’était pas tragique et pathétique. Mais au-delà de cette faillite collective comment expliquer cette absence.

Matière à discussion

À l’heure où les sujets ne manquent pas. Ce devrait être du pain béni pour des femmes et hommes de convictions d’exister dans une opposition qui se voudrait constructive ou non, presque peu importe. Une aubaine de se développer à l’aune d’une droite décomplexée avançant sur un chemin royal tellement la place que l’on lui laisse est immense. Si le bâtiment n’est pas ivre, alors il est fou.

Querelles de personnes, égos démesurés, qui prépare la lutte ?… finale pour le pouvoir.
Entre une Royal désormais absorbée par une guérilla anti-sarkozienne qui tourne au puéril et à la paranoïa qui ne grandit pas son auteur et un Hollande qui n’aime toujours pas les gens – pourtant comme lui – qui touche plus de 4 000 euros par mois. Point de salut donc. Quant aux prétendants à l’accessit suprême du contrôle du parti, pas une idée, pas une réaction sur des thèmes qui vont impacter notre pays pour les décennies à venir. Ces thèmes centraux qui feront de nous, demain, un pays qui compte ou non. On peut le répéter à l’envi : les sujets ne manquent vraiment pas. Du pouvoir d’achat qui n’est, vous en conviendrez, pas une ligne politique ni même un programme. Déjà mis en avant à l’époque avec arrogance et bravade par le futur président, c’est tout au plus un moyen mais nullement une stratégie à long terme. En passant surtout par l’éducation que l’on veut rogner sur l’autel des économies de la fonction publique plutôt que de faire de vraies coupes ailleurs dans des officines qui ne servent pas à grand-chose, si ce n’est accueillir des fonctionnaires dormants. Que dire de la santé que l’on veut « bushiser », où nous devrons dorénavant tous prier pour ne plus être malade. Nous connaissions avant le docteur pour soigner le moindre des bobos. Maintenant il est conseillé d’aller à Lourdes, mieux d’être croyant. Je pourrai aussi m’attarder sur d’autres inepties et iniquités qui n’ont plus l’air d’effrayer que la Ligue des Droits de l’Homme ; du fichier centralisé « Base Élève » (voir article dans autres pages du blog) aux quotas d’immigration et autres joyeusetés de reconduite sauvage de l’humaniste ministre Hortefeux. J’en passe et des meilleures (quoique). Cette liste non exhaustive donnerait des raisons d’espérer au combat et à la lutte, pour n’importe quel combattant un tant soit peu réactif.

Une démission

Sur les frontons de nos édifices publics, a été gravé, dans la pierre, les mots « Liberté, Égalité, Fraternité ». Qu’en faisons-nous ? Allons-nous décider d’en user ? Comment allons-nous les traduire dans les faits ?

Autant et tant de questions pour lesquelles les Fabius, De Montebourg, Aubry, Jospin et même Delanoe sont étrangement absents, à tout le moins aphone. Parfois une timide incursion médiatique, de l’un d’entre eux, rappelle qu’il existe caché quelle part des soi-disant ténors de la politique, une gageure.

En tacticien et non en stratège, Nicolas Sarkozy a fait son travail de chef, éradiquant – un temps, il faut espérer- un pan entier d’opposants, intégrant certains au grand dam de ses congénères du même bord. Pour l’instant il ne reste guère de monde entre lui et Olivier Besancenot.

On pourra toujours se consoler avec les saillies verbales et autres sorties du toujours sémillant et idéaliste Cohn-Bendhit. Fidèle à ce qu’il est pour s’enflammer et sombrer dans l’émotion non feinte quant à la bouillabaisse que nous sert notre chef et sa position sur la Chine, le Tibet et les J.O. Le « j’y vais, j’y vais pas mais ne me poussez pas », nous ridiculise aux yeux des dirigeants d’un peuple qui à nombre de défauts mais ne considèrent jamais avec respect et intérêt ceux qui pratiquent l’atermoiements. Soit l’on discute soit l’on ne discute pas mais jamais les deux en même temps. Dans cette histoire malheureusement Dany le Rouge à occulter le fond par la forme et c’est bien dommage, car on ne retient pas la moelle de son idée.

A bien y réfléchir, peut-être ne faut-il pas chercher midi à quatorze heures. Devant toutes ces interrogations, ces doutes, il reste bien une solution, une raison devrais-je dire. « Ils » – les dirigeants socialistes – souscrivent complètement aux mesures prises et mises en œuvre, mieux ils n’auraient pas fait mieux. Mais ça c’est déjà le cas.

melissa571 |
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