Carnet de Blog

2 septembre 2008

On a un nouveau Pit !

Publié par ahhhh dans L'impayable...

On va presque finir par penser qu’il y a un peu d’anti-président dans ce blog. Mais comment ne pas s’émouvoir à chaque sortie du président des Français. Il y met beaucoup du sien.

Au rang de l’anecdote

Les deux dernières en date concernent, l’une, les sportifs rentrés des Jeux Olympiques où, semble-t-il, nous soyons devenus champions du monde avec descente des Champs-Elysées. Et surtout, surtout, signatures dans le magasin d’un grand équipementier en bas de la plus belle avenue du monde (soyons chauvin). Et oui la raison était plutôt là ! En surimpression, la traditionnelle récupération politique de la victoire par les politiques en est à mourir de rire. Pour être objectif, elle n’est pas nouvelle et de tout bord.

Pourtant le président français n’a pas pu s’empêcher de faire une sortie dont il a le secret. Vantant le mérite et le courage, oui, oui « courage » de ces dieux du stade d’avoir été aux jeux de Bejing. C’est vrai qu’il fallait braver l’indicible et faire montre d’une témérité hors normes de se rendre – par avion – dans une ville visitée par des millions de touristes. En prime, séjourner quelque trois semaines, un mois dans une cité pour sportif comme il n’en a jamais existé de mémoire de jeux. C’est aussi leur métier et personne ne les a vraiment forcés. Rajoutant, au passage, de l’huile dans la poêle en justifiant son absence de boycott et donc sa présence à la cérémonie inaugurale par sa propre hardiesse d’accompagner nos champions. Qu’on se le dise lui n’est pas un lâche. C’est Angela Merkel, boycotteuse en chef, qui va être contente.

L’autre sortie est tout bonnement extraordinaire au sens littéral du terme. Relayée par le journal « Le Parisien » cette info ; qu’elle ne fut pas la surprise d’une réunion de co-propriétaire du tout petit village cossu du domaine du Cap Nègre (localité où s’étend la maisonnette secondaire familiale de sa chanteuse d’épouse) de voir débarquer débonnaire le président de la France au bras de sa belle-mère. S’invitant à cette soirée de discussion d’un raccordement au tout-à-l’égout ! Une demi-heure à écouter (égoutter aussi) et donner son avis sur la question… La seule chose que l’on puisse espérer c’est que cette info soit bidon, parce que sinon…

En même temps c’est rassurant de savoir que le premier des Français à une idée sur la question du sort des eaux souillées des ménages. Moi ça me rassure.

Manque de distance et de discernement

Cette propension dépasse largement de la démagogie. Se manque continu de recul, de distance nécessaire à la fonction est inquiétante. Nous avions déjà eu les contractions de mots et de sujet-verbe-complément, les « j’vais vous dire » en « j’l’vois comme ça » du chef de l’hexagone. Nous passons à la vitesse supérieure. Et les familiarités en tout genre sont légions.
Ce soir devine qui s’invite à la réunion du club des pingouins des moins de 15 ans de trifouillis-les-oies ? Ben Nico bien-sur !

Parce que désormais rien n’empêche que l’on soit familier. Les truculents Canadiens des « Têtes à Claques » (je vous les recommande chaudement : www.tetesaclaques.tv) dans leur jargon canadien appellent un pote : un pit.
Nous aussi ici nous avons notre pit, le p’tit Nico.

On pourra toujours objecter qu’après tout, révolutionnaires dans l’âme, nous détestons les étiquettes, élites et castes de tout ordre. Cela en est donc satisfaisant. Le danger est pourtant patent à désacraliser la fonction, car c’est bien le cas. Démystifier le rôle du premier d’entre les habitants d’un pays empêche le recul et prévient toute distance indispensable à cette tâche. Plus encore hors frontières où le regard des dirigeants d’autre puissance ne peut-être condescendant à regarder le p’tit pote au premier des sommets. C’est autant une question de représentation nationale que de crédibilité. Demandez à Angela ce qu’elle en pense.

Un chef est un chef par définition et le respect s’impose. Et respect ne signifie pas adulation. Ce ne veut pas dire non plus qu’il doit demeurer dans une tour d’ivoire, insensible à nos maux. Mais à tout le moins la réserve vis-à-vis de sa charge devrait être de rigueur. Sinon sans délimiter les contours ont s’offre de sacré débordement. Dans les expositions, par exemple, suivez mon regard… Ceci dit depuis un an, nous ne sommes plus à un près.

D’ailleurs cela me fait penser que mon voisin à l’outrecuidance quasi tous les dimanches de faire hurler sa radio dès 8h00 du matin en même temps que ses gniards. Va falloir que j’appelle mon poto Nico pour venir résoudre cette insignifiante querelle de voisinage. Hein mon pit !

2 juillet 2008

Le Président Dring Dring !

Publié par ahhhh dans L'impayable...

Sans vouloir verser dans le registre « Tout fous le camp ma bonne dame », on peut légitiment se poser des questions et penser que nous allons de Charybde en Scylla avec le très cher président de tous les français.
Les moralisateurs et autres donneurs de leçons n’ont qu’à bien se tenir. Et ceux qui entonnent le couplet parfois lénifiant de la valeur de l’exemple à ce train-là vont rire…jaune.
Car notre bon président n’est jamais à court d’une incongruité, où lui seul ne voit pas où le bât blesse.

Sans vergogne

Il y a quelques jours de cela, c’était à la télé ; un journaliste présentait un reportage où était filmé le chef des français devant un pupitre s’exprimant devant un parterre de français adultes expatriés. Jusqu’ici point de souci.
Mais voilà que pendant son discours empreint de solennité, sonne son inséparable portable. Pas le vibreur, non, non, la sonnerie. Tant il vrai qu’étant Président, aucun factotum ne peut s’occuper des affaires courantes. Alors était-ce un appel de l’ami W from States, était-ce Xavier Bertrand l’informant du nième mouvement de grève ? Ou madame lui demandant de ne pas oublier le pain. Nous ne le saurons, mais le chef de l’état sort son mobile chéri de sa poche, en plein discours officiel, regarde la provenance de l’appel inopportun et…le pose sur le pupitre, sans se départir de son naturel. Laissant le petit ustensile pétrit de technologie, finir de sonner dans le vide. Et lui de poursuivre sa prose comme si de rien n’était. Impressionnant.

Que croyez-vous, quelques secondes après, que fit le cellulaire ? Il sonna de nouveau ! L’homme d’état jette un œil (pré)occupé à son outil et décide de poursuivre son propos. Encore plus énorme. Puis le portable résonne tant est plus pour la troisième fois devant un auditoire qui ne pipe mot bien sûr. En retour point d’excuses.

Après l’histoire du texto pendant le mot de bienvenue du Prince d’Arabie Saoudite, qui lui valu bien des commentaires, il semble que notre premier français n’en n’ai pas retenu la leçon.

Le prestige de la fonction mise à mal

Certains, que j’entends d’ici, me trouveront esprit plus chagrin que Zoïle, arguant qu’il y a en ce moment bien plus important à traiter, à régler voir réformer que de disserter sur les petites manies présidentielles. Pourtant comment demander l’adhésion de tous, comment fustiger le moindre comportement anti-citoyen, anti-productif quand le présumé meilleur d’entre nous tous ne montre pas le chemin. Si le grand timonier est défaillant devant ses pairs, il est délicat d’imposer son point de vue, voire impossible.

On ne saurait trop porter au pinacle la fonction suprême, l’hyper sacralisation de la fonction démocratique n’est peut-être pas saine. Mais doit-on se réjouir de voir les Anglais faire entrer, notre patron dans leur mecque de cire qu’est le musée Tussauds, en homme certes souriant et fort ressemblant, mais n’ayant que pour seul objet en main : un portable. Franchement !

Nous connaissons le goût de nos amis de la perfide Albion à nous brocarder, mais dans ce cas comment leur donner tort. Quelle image renvoyée, partout dans le monde. Sans être à ce point légaliste c’est consternant. La fonction de président, sans dévotion outrancière, mérite respect et crédibilité

Crédibilité et respect, maîtres mots indispensables pour tout à chacun. Désormais dans le train, moi qui fustigeais sans cesse ces mauvais coucheurs toujours accrochés à leur petit gsm, comme si leur vie en dépendait et dans un total manque de savoir vivre ; laissant sonner avec tant d’impertinence leur jouet. Jamais plus, je n’oserai les foudroyer du regard, encore moins les invectiver de la parole de peur de m’entendre répondre d’une cinglante réplique : « Et alors, Nicolas Sarkozy en fait autant, je téléphone et fais ce que bon me semble ». Imparable.

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