Carnet de Blog

6 septembre 2008

Un torchon innommable

Publié par ahhhh dans La presse...

Pardonnez mon absence, mais je suis allé vomir. C’est peu ragoûtant, j’en conviens, mais que voulez-vous ma sensibilité, certains à torts parleront de sensiblerie qu’ils révisent leur dictionnaire, me joue des tours.

Difficile de parler d’autre chose

J’aurais aimé disserter sur cette nouvelle absurdité judiciaire, qui autorise un malfrat patenté à se soustraire à sa convocation au motif qu’étant musulman le ramadan ne lui permet de disponibilité. Risible. A-t-on expliqué au juge, à ce point inculte, que le jeun n’est pas de 24 heures complet. Si n’importe quel communautarisme permet de se substituer aux convocations, quelle délectation pour les extrémistes de tout poil de leur amener sur un plateau une telle brèche. J’en conclus que désormais la justice n’est pas au-dessus de tout et que l’on renforce les points de tensions et d’oppositions sectaristes. Un coup de canif – on ne les compte plus tellement ils deviennent nombreux – dans notre pauvre et malmenée république supposée laïque. Je préfère prévenir immédiatement, si parmi mes lecteurs il y a des juges d’instruction, à mon éventuelle convocation judiciaire, je ne pourrais malheureusement m’y rendre, j’ai piscine.

J’aurais voulu vous dire, vous écrire tout le mal que je pense du népotisme présidentiel. Cette nième bouffonnerie qui suffit à qualifier le personnage. Et tous ces sbires de ministres justifiant l’intervention par des propos indignes de personnalités hautes placées, parce que mensongers. Non, Monsieur Darcos les indépendantistes Corses, au demeurant des factieux méprisables, n’ont pas « déféqués » dans la villa du comique troupier. On peut parler, mais dire n’importe quoi à fortiori quand on a des responsabilités gouvernementales… Cela va bien deux minutes. Finalement vous feriez mieux de retourner à votre bureau revoir votre copie scolaire, mal ficelée, incompréhensible et indigne. Zéro pointé.

J’aurais donc voulu pouvoir m’étendre sur ce consternant non sujet, de ce flic « déplacé » pour ne pas être intervenu chez la fripouille. Erreur grave. Combien de maisons plastiquées, où les propriétaires attendent toujours une intervention, un mot. Ce « super mauvais » flic muté à la police des polices, c’est dire combien ceux qu’il va surveiller, sont encore plus mauvais que lui !

Que l’on nous prenne pour des imbéciles, passe encore. Mais qu’on nous le jette à la figure à longueur de journée et au vue de tous, cela devient proprement insupportable. Manquerait plus qu’on nous crache dessus. Pardon ? c’est déjà le cas, oui je crois.

Non définitivement je ne pourrais pas. Je ne le pourrais tellement les hauts le cœur m’en préviennent. Parce que l’ignominieuse actualité à dépasser la fiction, de façon fulgurante. La publication de l’ersatz de reportage avec les Talibans et leurs prises de guerre (ah oui parce que soyons clair, c’en est une), dans un gros torchon imprimé à plusieurs exemplaires, de ces gens qui se disent journalistes. Reporters – grand reporters de surcroît. Je suis Albert Londres alors.

J’ai le rouge aux joues de rage. Comment peut on, comment ose-t-on sortir un tel article avec de tels éléments ?
Les bras m’en tombent. Que l’on fasse un reportage sur des combattants fussent-ils Talibans, c’est un métier. Mais de là à faire propagande et exhiber des trophées, Abjecte. Il n’y a pas d’autres mots et je les pèse. Odieux de cynisme. Leur a-t-on dit, à ces journalistes de pacotilles, que ce n’est pas le dernier jeux à la mode sur internet ? Leur a-t-on seulement expliqué qu’en faisant ainsi ils font le jeu de ceux à qu’ils donnent du temps de paroles en leur servant la soupe.

Quel métier font-ils ?

Pour faire court et synthétiser. Je ne m’étendrai pas sur le sujet Afghan, ce que je pense de cette erreur, que dis-je, cette faute politique, stratégique, historique à envoyer s’enliser des hommes de troupes. Et cette façon misérabiliste de suivre l’oncle Sam pour ensuite le justifier par de fallacieuses théories alambiquées. Je ne ferais de commentaires sur des hommes dont le métier est celui des armes, que l’on ne force pas à aller au combat et mieux, que l’on rétribue pour cela avec les conséquences, que cela peut avoir. Ce n’est toujours pas un jeu.

Mais qu’une poignée d’aventuriers aillent interviewer des brutes sanguinaires et extrémistes, c’est intolérable. Il est du devoir de ceux qui pratique l’information de la transmettre au plus grand nombre. Le beau métier qu’est celui du journaliste est, en conscience et en toute honnêteté, d’informer avec justesse et intelligence. Réaliser une rencontre avec de tels personnages peut s’avérer instructif pour des occidentaux qui sont à l’opposé intellectuellement. Pour mieux combattre et vaincre connaît ton ennemi. Mais cela demande professionnalisme, intelligence et dignité. Et traiter cette actualité de cette façon n’honore pas une profession déjà en quête de respectabilité. On est perçu comme on se comporte ? C’est désastreux dans ce cas là.

Faire du voyeurisme avec ces articles de poubelles sur ce genre de sujet, littéralement c’est cela la vraie vulgarité. Que dire des gens de presse de ce torchon dont il est hors de question de citer le nom pour lui faire encore plus de publicité qu’il ne mérite et dont j’ai toujours refusé de lire ses pages même chez le dentiste ou d’envelopper mon poisson de peur de le gâter… Comment oser prétendre exercer un métier d’éditeur digne de ce nom en pratiquant de la sorte ? Cela en est répugnant et je persiste et signe en relisant, pesant et soupesant tous les mots écrits.

Une chose est certaine, on ne mélange jamais les torchons et les serviettes. Pour ne pas finir en éructant, vociférant et hurlant ma haine et mon courroux, je retourne m’accroupir devant ma cuvette de toilette, mon estomac ne supporte toujours pas. Je vous laisse avec Monsieur Michel Audiard pour le mot de la fin : « les cons ça osent tout, c’est d’ailleurs comme cela qu’on les reconnaît ».

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