Carnet de Blog

29 décembre 2008

Ce serait trop facile

Publié par ahhhh dans Réflexions...

Est-ce bien sérieux que de se raccrocher à une tradition certes, séculaire, mais un tant soit peu anachronique.

Avouez-le, combien d’entre vous à un moment de son existence, ne s’est jamais raccroché à cet iceberg futile mais immuable de la fin d’année où comme par enchantement et une once de résolutions bien sirupeuses nous serions lavés de nos méfaits, débarrassés de nos ennuis qui nous collent toujours comme un sparadrap à la chaussure.

Pain d’épices et bonhomme en mousse

Quasi hilarante cette tradition d’éructer, une coupe de champ’ (c’est plus hype) à la main, un « bonne année », voire pour les déjà éméchés « gros nénés » du meilleur goût, croyant dur comme fer que ce passage de l’an nouveau effacera d’un coup d’un seul les factures non réglées, le percepteur toujours plus percevant, les imbéciles toujours plus idiots et autres joyeusetés de cet acabit.

Par quel mystère de la foi et du saint d’esprit pouvons-nous, nous raccrocher à tant de fadaise. Une illusion pour les marchands de rêves et de commerce en tout genre.
Parce que franchement, à tout vous dire, prendre sur l’autel des restes qui jonchent la table, des résolutions aussi saugrenues qu’intenables. Cela friserait la malhonnêteté. Décider de but en blanc, simplement au gré d’un changement de statut horaire ; que vous ne tremperez plus le pain avec les nouilles, que désormais vous serez plus amène avec Tatie, que vous allez cesser de vous abrutir devant Tf1, que vous tiendrez la porte au passage d’une dame, que vous ne médirez plus de votre voisin plus riche, que vous allez travailler en équipe, vraiment, que vous ferez de la charité une de vos grandes causes annuelles, que vous allez cesser de vous comporter en imbécile, que la misère du monde va vous préoccuper davantage, franchement entre nous cela relève au mieux de l’escroquerie intellectuelle, au pire de la psychanalyse.

D’autant que si les autres ne vous connaissent pas encore parfaitement, vous si. Et vous savez fort bien que ces bonnes idées seront irrémédiablement jetées par-dessus votre mal de crâne post agapes, une fois votre œil torve convenablement ouvert, « chérie bon sang où as-tu encore rangé les Alka-Seltzer ? »

Comme de millions d’autres bipèdes attirés par ce « Nouvel An » pseudo rédempteur, comme un ours par un pot de miel, vous vous affairerez de préparatifs en courses diverses et variées, laissant au passage quelques billets prudemment thésaurisés pour la circonstance.
Ainsi fier et reput viendra le moment fatidique de ne pas trop s’attarder sur une année qui aura vécue et dont il serait dommage d’en tirer un quelconque bilan. Ce n’est plus l’heure après tout, n’allons pas gâcher la fête. Pour mieux formuler, comme le gamin face à une fée, des vœux afin de bien commencer ces mois à venir – euh, plus de trois souhaits c’est possible madame la fée ?

Guère raisonnable

Vous vous auto prodiguerez santé, prospérité et fariboles et comme le sacro-saint loto ne feront pas ou peu d’élus mais nombres de joueurs frustrés attendant sans sourciller leur tour, un jour.

Alors pour vous consoler, dites-vous que primo vous n’êtes pas le seul dans ce cas. Secundo les autres aussi en sont rendus à ce genre d’exercice, devenus de style. Même les plus grands, les plus connus, ceux qui font l’actualité ne font guère mieux que vous. La preuve ?

Simplement, Dieudonné ferait enfin le bouffon, le vrai. Les imbéciles applaudissant à tant d’ignominies, de bêtises et de haine, seraient touchés par la grâce, à tout le moins par leur conscience. Les Israéliens auraient retrouvé la mémoire. Les palestiniens chassés leurs démons et autres extrémistes. On ne mourrait plus par inadvertance dans les hôpitaux. Les toits existeraient pour tous. On pourrait vivre en France sans y être né et d’une couleur de peau différente que les gaulois. On pourrait être femme des années 80 et suivantes, mais femme – libre – jusqu’au bout des seins (sic). On peut en passer et des meilleures.

Ainsi vous n’êtes plus seul sur cette vaste planète à jurer, cracher que les choses vont évoluer, bouger, emporter par votre seule bonne volonté et vos désirs de bien faire.
Vous pouvez êtres rassérénés de ces gluantes bonnes intentions dont finalement on peut se demander si seul l’enfer n’en n’est pas pavé.
Et ainsi, dormir tranquille et surtout engloutir, foie gras, saumon et marrons. C’est toujours ça de pris et que les autres n’auront pas.
Et vive la trêve des confiseurs qui du coup, eux, ne la font pas ; il faut bien vendre ces si jolis petits macarons qui régaleront petits et grands.

En définitive, ce fameux chiffre de l’année se trouve modifié, égrainant sans relâche le temps qui défile, qui file ?
Pour le reste, ce n’est jamais qu’un mercredi qui devient un jeudi, vous avez dit nouveauté ?

10 décembre 2008

Mauvais sens

Publié par ahhhh dans Réflexions...

On pensait en avoir terminé de la lutte des classes. Jetée aux orties cette vieille rengaine de l’argent et de la place dans la société de chacun.
Or, il n’en est rien, absolument rien et le sentiment semble encore plus présent depuis quelques temps.

Pourquoi ce recul ? Le fossé se creuse de nouveau et il est abyssal. Rendant dangereux toute prise de position. Opposer toutes et tous on conduit une société entière à œuvrer contre ses propres intérêts. Donc à régresser.

Il est vrai que les récents évènements financiers s’y prêtent. Cette façon nauséabonde exposée à tous les peuples, de leur expliquer que l’on mutualisait les pertes financières des établissements bancaires et autres machines à fabriquer de l’argent, eux qui avaient depuis belle lurette privatisé les bénéfices. Tout ces golden parachutes et autres méthodes pour creuser le fossé encourage les plus anti-argent, c’est compréhensible.

Opposition de classes

L’autre question que l’on peut se poser est ; Faut-il toujours s’opposer pour réussir ?
Nous sommes repartis dans ce cycle rance de fustiger telle ou telle catégorie socioprofessionnelle. Vouant aux gémonies ses leaders, les montrant du doigt pour mieux les livrer à la vindicte populaire. Qu’a-t-on à y gagner véritablement ?

On oppose des gens et des états d’esprit qui ne devrait pas l’être. Ce ne serait pas pure idéologie, que cela pourrait être admissible, à tout le moins compréhensible. Mais derrière ce prétexte faussement sémiologique, se cache une vérité bien plus prosaïque, qui se nomme les intérêts financiers. Pour le coup, eux, n’ont rien de philosophiques.

Haro donc sur la fonction publique en général et l’Éducation Nationale en particulier. Ce « repère de gauchistes patentés, organisés en bande de rois fainéants ». Ici aussi est programmé un démantèlement volontaire et structuré avec migration vers un tout privé où la chance n’existera que pour les plus forts, entendez les mieux lotis financièrement, intellectuellement et socialement.
Aucune chance ne sera laissée à ceux qui partent avec un handicap quelque qu’il soit.
Une élite bien pensante a décidé d’en finir avec une nation prônant les vertus de l’égalitarisme. À tout le moins de l’accession au savoir donc à l’élévation de soi-même par l’instruction. Cette nation républicaine qui voulait accueillir en son sein tous les êtres, offrir une chance pour tous et projetés de nous rendre meilleurs sur la base de valeurs communément partagées. Nous avons tiré un trait sur ce magnifique projet.

L’échec à venir pour le plus grand nombre est désormais inéluctable. Il faudra pouvoir gérer ce trou immense. La répression, le contrôle des masses par toutes sortes de fichiers liberticides, de mise à disposition d’activités faussement divertissantes, mais plus sûrement abrutissantes est visiblement le choix des chefs pour résoudre l’hypothétique grogne de la horde des exclus.

L’espoir d’Outre-Atlantique

L’égalité n’existe pas. On ne naît pas au même endroit au même moment dans les mêmes familles nanties ou non. De surcroît avec la même acuité intellectuelle. Ce n’est à proprement parlé ni juste, ni injuste. C’est une réalité.
Mais dans toute nation du peuple qui se respecte, une république en somme, l’objectif est de faire évoluer les individus… Ensemble.

C’est une volonté que de vouloir faire en sorte qu’à un moment chacun puisse avoir sa chance. Une volonté onéreuse, une volonté difficile et contraignante qui oblige. Mais une volonté indispensable, incontournable.

Nos élites, françaises, rarement issues de la haute société pour la plupart, une fois atteint le nirvana du pouvoir, travaillent à se barricader derrière ce qu’elles ont chèrement obtenu. Oubliant leur parcours, faisant fi de leurs lignées.
C’est une sorte de réflexe d’autodéfense et de protection de leurs descendances. La compétition, la vanité, l’appât du pouvoir les a détourné de la cause première et de l’envie d’œuvrer pour une seule et même nation. Elles se trompent à se recroqueviller sur elles-mêmes.

On fustige souvent les anglo-saxons et notamment les américains. On a beau dénigrer ; le système nord-américain sait parfaitement produire et élever les siens. Rien n’est simple, rien n’est évident, mais force est d’admettre que cela est possible, suivez mon regard.
Ce rêve humain qui conduit toutes et tous ceux qui en ont la force et la volonté d’y arriver. Mais toute la société fonctionne ainsi, avec cette mentalité.

À l’arrivée, cela permet à une nation de se renouveler perpétuellement contrairement à notre vieux continent perclus de douleurs rhumatismales intellectuelles.

4 décembre 2008

Drôle de société

Publié par ahhhh dans Réflexions...

Petit à petit, par succession de propositions, de textes de loi, d’arrêtés ministériels et de décrets nous changeons de société. Les contours qui sont dessinés par le président des français principalement, sont plus inspirés par l’émotion propre de celui-ci et des influences parfois d’outre-atlantique que d’une vision à moyen ou long terme. Si elles n’ont pas de hauteur de vue, elles ont cependant une constante, une colonne vertébrale que tout ramène à peu près vers des préceptes peu encourageants et liberticides. Mâtinés d’un brin de créationnisme et des axiomes Darwinien, de la certitude de penser et croire que la chaîne est ainsi constitué et seuls les maillons forts de naissance, de constitution et d’héritage subsisteront.

Quel modèle ?

D’un seul homme, nombre de ces ministres, choisis aussi pour ça, lui emboîte religieusement le pas. C’est un ordre de bataille qui ne doit rien au hasard des évènements ou de pseudo maladresses déclaratives qui auraient été vite fait jetées en pâture à la presse aveuglée et atone. Chloroformé par des états généraux qui plus est, véritable écran de fumée.

On se vante çà et là de vouloir grandement protéger cette presse qui en aurait bien besoin. En l’infantilisant on l’éteint car là est bien le but. On pratique aussi une technique bien courante et usité de la perfusion monétaire. Je vous octroie la manne financière et compte de facto sur votre reconnaissance éternelle pour ne pas trop remuer le cocotier. Le sublime, est le subliminale. Je ne vous le dis pas je vous le suggère. Ainsi vous pratiquerez l’auto censure, arme suprême et merveilleusement efficace, imparable.

De temps à autre, je lâche mes mastards sur l’un d’entre vous, une petite humiliation devant les progénitures, quelques insultes et deux touchés rectaux plus tard vous voilà remis dans le droit chemin de la pensée unique.
Toute la panoplie judiciaire a œuvré à vous faire comprendre que cette machine est huilée pour fonctionner ainsi. Un magnifique mécanisme d’horlogerie, juge compris (et pas si rebelle pour le coup). Rien à dire. Quelques voix indignées des vestales de la liberté de pensée et de dire, vont venir piailler des cris d’orfraies. Mais le mal est fait. Le seul bénéfice de cette garde-à-vue du journaliste permet de montrer à tout un peuple la valeur d’exemple. Ce monsieur fait parler de lui car il exerce une très médiatique profession dans un journal de renom, alors que nombre de compatriotes connaissent depuis belle lurette ce genre ignominieux de brutalité, mais eux n’ont pas accès au 5eme pouvoir. C’est là toute la nuance.
D’autant que pour des faits de diffamation qui nous occupe, la convocation devant le juge nécessite logiquement 20 secondes (dixit un avocat de Charlie Hebdo qui en connaît long comme le bras) pour la mise en examen obligatoire et jugement à date.
Dans tout ce concert exaspérant Mesdames Dati et Alliot-Marie n’y voient pas le mal, aucunement, pis elle persiste et signe à relever le caractère « normal d’une procédure classique » de ces agissements, allez circuler y a rien à voir et au passage, baissez vous et tousser trois fois …

Plus de volonté éducative

La société que l’on nous modèle devient inquiétante. Elle ne le devient au demeurant pas, elle l’est. Désormais, on préfère réprimer que guérir, prévenir que soigner. Plus aucun effort n’est consenti à aider, éduquer. La volonté de l’égalité n’est plus. On ne veut plus dépenser pour transformer. Un voyou ou un môme en situation d’échec le restera et il sera puni pour ses agissements. Moins il comprendra plus il sera contraint. Dialogue de sourd, jour sans fin. L’époque est révolue d’encadrer. La démission parentale est tout aussi inquiétante.
Il est devenu plus pratique à bien des égards de donner le poisson que d’apprendre à la pêcher. Ce raccourcit à priori anodin et faussement de bonne intention, change le rapport de force. Il déséquilibre la balance du côté du subordonné. De tout temps nous avons connu la carotte et le bâton. Sauf qu’aujourd’hui la carotte est plus petite et le bâton beaucoup plus long.

La violence, les malfrats ou voyous ne datent pas de 2008. Un fait est de constater une bien grande rapidité et une évolution dangereuse de la délinquance. Mais qui a habité en banlieue parisienne dans les années ’80 peut témoigner de scènes peu orthodoxes.Maintenant il n’existe plus de volonté d’expliquer, de dialoguer et de faire changer les individus. Nous sommes dans l’ère du « tu files droit sinon c’est répression directe ». Ne nous plaignons pas car il y a encore une once de sommation, le temps n’est pas loin, pas loin du tout, où la phrase liminaire sera supprimée, la claque arrivera tout de suite.
Dans le Gers, on a déjà commencé. Les gendarmes, venus dans le collège, pour une soi-disante conférence de prévention sur les méfaits de la drogue, ont surtout procédé à des fouilles sur mineures (une des gendarme avait la main dans le soutien gorge d’une jeune fille) puis sont partis comme ils étaient venus.
La très ministre Alliot-Marie s’offusque un peu de la méthode et en même temps trouve bien que règne un climat de crainte de se faire pincer, forçant ainsi ces très dangereux consommateurs de marijuana à ressentir la peur du gendarme.

À côté de cela on supprime la moitié des postes d’enseignants du pourtant très utile : Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés (RASED) car il vaut mieux punir et punir toujours que faire l’effort d’éduquer.
Exit depuis longtemps le temps bénit des MJC ; concédons que le monde à évoluer vers d’autres besoins, mais à faire disparaître les liens de construction et d’identité sociale et laisser s’enfermer dans les jeux vidéos des consommateurs avides de violences, on ne veut que démontrer par l’exemple l’efficacité de sa théorie, pour mieux avoir raison.

Dormez tranquille braves gens…

Et le pire c’est que personne ne bouge, au prétexte que la vie en ce moment est dure ma pauvre dame, reléguant ces propos au rang du café du commerce.
C’est consternant et inquiétant qu’aucune vraie mobilisation humaine ne se développe, face à une société moraliste à outrance, liberticide qui mélange tout et surtout assoit son projet sur la peur, la suspicion et la vindicte. Un vent venu des Etats-Unis bushienne dont il faudrait expliqué au chef de meute des français aux abois, que le sieur texan va passer la main et que ces fumeuses théories sont à jeter aux orties avec l’arrivée d’un métis répondant au prénom de Barack (avec un « c » !) et que le prisme va pouvoir s’agrandir.
Le parti socialiste, lui, empêtré dans ses basses querelles n’a pas le temps de réagir. Nous avions la droite la plus bête du monde, nous avons aussi la gauche la plus stupide du monde. Des records.

Il ne manquerait plus que l’on décide…un jour … que les enfants de 3 ans, un tant soient peu réactifs et chahuteurs, giflant leurs petits camarades dans la cour de la récréation soient prédestinés à la délinquance automatique. Tant que nous y sommes, décrétons de juger ceux de 12 ans immédiatement responsables donc coupables et de les enfermer manu militari.

Fort heureusement ce jour n’arrivera pas et personne au pays où il fait bon vivre aurait de telles idées saugrenues. N’est-ce pas ?

27 septembre 2008

Question de mentalité…

Publié par ahhhh dans Réflexions...

S’il est un point où l’on peut rejoindre le président des Français – ce sera bien le seul, est de déplorer un manque réel de conviction à créer des entreprises. Entendez la France, celle des fromages et du pays où il fait bon vivre, n’a pas pour deux sous, la fibre entrepreneriale.

Ce pouvoir qui isole

Dans ce pays, on aime bien les seconds, Les Poulidor sont préférés aux Hinault. On se plait à se complaire dans les histoires mièvres où les gentils sans ambitions vivent sous le joug du méchant avide, cupide et inhumain. Courte vue manichéenne.
Tout juste le temps d’une coupe du monde 98, avons-nous testé le goût de la victoire. Vite oublié.
Force est de constater que le culte de la victoire n’est pas une potion dispensée au plus grand nombre. Cette nation et ses habitants préfèrent le culte de l’individualisme, mais pas celui de la victoire collective. Une grande nuance.

Il y a là, un mélange effrayant et aussi très agaçant. Une sorte de galimatias entre le pouvoir, l’argent, les nantis, les chefs d’entreprise, les PME-PMI, les grosses sociétés.
On confond à loisir compagnies du Cac 40 et celles de moins de 50 salariés. En oubliant que 80% du tissu industriel est représenté par les secondes. Une erreur voire une faute.

Mais voilà ces artisans ne pèsent rien et se faire photographier, quand on est un politique, avec Martin Dupond (ou avec un t) devant la façade impersonnelle d’une entreprise de décolletage (par exemple et au hasard) est bien moins prestigieux pour son ego que de tailler une petite bavette, sous les flash crépitants, avec le P-dg de Total (la société où l’on ne vient plus par hasard (sic) – c’est sur !

C’est bien ici le problème de nos soi disantes élites. Il faut, pourtant, les comprendre ; avoir tant ramés, passer tant de temps à ingurgiter cours et livres, passer tant d’heures à faire le porte-valise d’un mentor pour mieux lui prendre sa place. À l’arrivée, ce n’est donc pas pour aller, une fois ce Graal conquis, se faire taper dans le dos par un entrepreneur – lui propriétaire de sa société certes – mais qui restera à jamais un illustre inconnu. En période électorale passe encore, mais ensuite à quoi est-ce bien utile.

Ainsi tous ces énarques ou autres diplômés (et notez bien avec quel dégoût réel et mépris profond le mot est écrit) ne légisférent pas pour les 80% de ces sociétés et les employés qui vont avec. Mais bien pour la poignée de leurs camarades rencontrés sur les bancs de ces mêmes grandes écoles, avec qui ils ont passé leur temps à s’introspecter le nombril en croyant intimement que la vie s’arrête à peu près au niveau de leur Berlutti.

Ni gauche, ni droite

Quel étrange diatribe ? Vraiment ?!
Ce constat vaut autant pour nos politiciens en bleus que ceux parés de rose. Un exemple ? Martine Aubry, qui n’a connu que de grosses entités avant les ors de la république, a enfanté la pire loi qui soit pour les PME-PMI. Une loi scélérate car inapplicable et populiste. Une démagogie honteuse pour amadouer une aile rouge propriétaire de voix indispensables aux réélections. Au mépris des principes économiques et de strict bon sens de gens qui prennent des risques, investissent, travaillent et de façon honnête ne gagne pas tant et plus. En dépit de la logique, qui voudrait que pour une fois dans ce pays, on dissocie les très grosses structures des toutes petites. Et qu’enfin, on comprenne qu’un système ne peut être appliqué à un ensemble aussi disparate. Mais l’État chonophage ne sait pas qu’une multitude de fourmis besogneuses s’affairent dans ses rues.

Que de mauvais procès fait aux entrepreneurs de ces petites sociétés qui ne comptent pas leur peine, ni leurs nuits à faire progresser leurs marchés. Et dans la majorité des cas, il y a des imbéciles et des voyous partout, n’ont pas de problèmes avec leurs salariés.
Ces gens-là que l’on tond sur l’autel du déficit gargantuesque de l’État indigent doivent se contorsionner et mendier pour obtenir un prêt bancaire, et qu’ils ne se fassent pas d’illusions ce qu’ils obtiendront, sera garanti par le triple de cautions qu’ils apporteront en offrande à un banquier incompétent.

Une fois la crise venue, qu’ils aillent pleurer dans leur coin pendant que les loups fautifs de leurs propres errements iront pleurnicher qu’on les aide à supporter la tornade qu’ils ont engendrée. Ces hommes qualifiés de « grands patrons », qui n’ont jamais investi le moindre cent dans l’affaire qu’ils dirigent, mandatés comme employés de très grand luxe qu’ils sont. Les péripatéticiennes des actionnaires en quelque sorte, bénéficiant de parachutes dorés même pour les perdants.
Et de venir pavoiser, pérorer ou s’apitoyer sur les ondes radiophoniques, car là encore les médias jouent le jeu de toute cette clique. Les journalistes ne sont pas de la même caste, mais ont les yeux de Chimène pour qui détient un petit pouvoir.

Discours gauchisant ? Point trop n’en faut. Car de l’autre côté, on n’aime pas les entrepreneurs et c’est bien dommage. On confond à loisirs et à dessein, l’économie de marché et capitalisme sauvage.
Il n’y a pas d’incomptabilité à créer et gérer une entreprise, en retirer de substantiels bénéfices après avoir réinvestit, assurer la pérennité de la structure et être socialement en phase avec la nécessaire logique du respect de la personne humaine. Non, définitivement le peuple français ne voient pas en ce genre de personnage des êtres dignes d’intérêts, c’est bien regrettable.

La force d’une nation réside en sa capacité à entreprendre, créer, développer des concepts novateurs et éduquer sa population – et surtout ses jeunes, toute sa jeunesse sans exclusive, ni rejet. Ouvrir ses portes à d’autres que ceux nés sur son sol. En son temps, la vraie phrase prononcée par Michel Rocard, largement tronquée pour servir des causes perfides, était « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ». La France n’est pas ce pays qui pousse tous ceux qui veulent se battre et croire, sans « dévorer » l’autre, à produire et gagner dans le respect de tout et de tous.

Une société forte favorise et nourrit cette typologie de personnage. Mais toute ceci n’est qu’une question de mentalité…

19 août 2008

Fausse quête, mauvaises causes

Publié par ahhhh dans Réflexions...

Les congés n’empêchent visiblement pas le monde de tourner, hélas, mais ce n’est pas une découverte.

Et l’on ne peut rester sans réaction face au drame absolument prévisible survenu en ce 19 août. Ce qui devait se produire n’a pas manqué d’arriver.
À peine les godillots de nos soldats français posés sur le sol Afghan, que 10 de nos compatriotes y ont laissé leur vie.

Une évidence

Il a fallu une journée, une seule petite journée pour que se produise l’inéluctable. Prenant une nouvelle fois à défaut, les va-t-en-guerre de tous poils toujours plus prompts à appuyer sur la gâchette que de discuter voir réfléchir.

Il est dommageable de devoir réagir sur le coup de l’émotion et du choc de la nouvelle et adopter la marque de facture indélébile du président des français, oubliant au passage le temps nécessaire à l’analyse. Une fois encore les diplomates ou ceux qui prônent le dialogue seront taxés de couards ou autres adjectifs péjoratifs humiliants. Toutefois était-il besoin d’être géopoliticien de renom pour comprendre l’extrême dangerosité et inadéquation de la politique étrangère de monsieur le président hexagonal.

Une politique qui consiste en permanence à plus réagir que penser. Une ligne qui veut montrer ses muscles plutôt que de raisonner. Cet homme donne parfois l’impression d’être encore à l’école et diriger un concours de celui qui fera pipi le plus loin.
Dans les classes élémentaires, ce peut être drôle, dans la vie réelle c’est inquiétant.

Quel rôle avons-nous voulu jouer ? Quelle place pensions nous occuper sur un territoire où Russes et Américains, 1 000 fois plus nombreux, se sont encore et toujours casser les dents.
Pourquoi diable les leçons de l’Histoire ne peuvent-elles servir aux successeurs. Sont-ils si nuls en cette matière, qu’ils en oublient de retenir les mésaventures des César, Hannibal, Gengis Khan, Napoléon ou autre Hitler.
L’Afghanistan, la Corée, le Vietnam, l’Algérie, l’Irak autant de fiascos qui ne servent à rien tellement la vanité poussent l’orgueil de nos dirigeants à penser que cette fois ce sera différent – Gageure.

Nous avons envoyé 700 militaires professionnels dans une région où des milliers d’occidentaux n’ont encore rien résolu. Au motif d’éradiquer le terrorisme présent et futur. Est-ce bien sérieux de pérorer cela ? De deux choses l’une ; soit le gouvernement du peuple français croit réellement cette version et ce sont des ignares qui n’en savent pas plus que vous et moi, soit se sont des menteurs qui avancent une explication bancale pour masquer la véritable motivation.

Une version peut en cache une autre

On va entendre d’ici le concert des malhonnêtes et prétentieux arguant de la non connaissance du dossier. Une façon simplissime et réductrice d’éviter le débat. Mais en fait n’était-il pas plus simple de dire aux habitants de France que l’envoi des troupes étaient une négociation contre notre siège à la table de l’Otan voire plus si affinités ? Position hautement discutable mais au moins claire. Car comment penser, admettre et croire que 700, certes, professionnels même aguerris pourront faire la loi face à des fanatiques sur leur propre territoire faisant de la lutte armée en zone montagneuse un modèle du genre. Comment oser affirmer, comme entendu, que ces 700 mêmes soldats iront traquer le terrorisme au-delà des montagnes afghanes sans heurts, sans échecs et sans enlisement. Dans ce tableau obscur, il ne manquerait plus qu’un attentat perpétré sur notre sol pour nous ramener à la « real politic »… un comble bien possible.

Que sont devenus nos visionnaires diplomates, les Mitterrand, Chirac (il est temps sur ce point de lui rendre grâce), les Rocard, Vedrine ou de Villepin (quand il n’avait pas atteint son principe de Peter). Ceux qui ont toujours maintenu ce fragile équilibre de la diplomatie à la française. On peut en dire ce que l’on veut mais il est difficile de prétendre que nous ayons eu tort en beaucoup de points. Tout juste n’avions nous pas les moyens de nos ambitions et de nos visions, mais c’est un tout autre débat.

On va aussi entendre les mauvais coucheurs réclamer le cœur sur la main, le visage contrit et outré, le temps du deuil et mettre de côté la polémique au nom du respect, bien facile. Cela ne ramènera jamais les 10 tombés. Et sans être militariste, ce n’est pas tant aux 10 soldats qui sont effectivement payés pour faire ce qu’ils font et qui ont choisi en conscience leur métier. Mais plus aux 10 cibles mouvantes humaines et celles à venir, à qui il faut rendre hommage, envoyées au petit bonheur la chance (pas pour eux) par un G.I’s Nicolas voulant toujours exhiber ses muscles et occuper le devant de la scène.

À vouloir caler ses faits et gestes et surtout régler ces pas sur ceux du président américain du moment, on récolte les fruits gâtés de cette politique aveugle de suiveur béat.
Pour croire en une note optimiste, on peut finalement espérer que nous aussi, à terme, nous trouvions notre Barak Obama.

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