Carnet de Blog

3 février 2009

Que sont-ils devenus ?

Publié par ahhhh dans Religion...

C’est tout simplement ahurissant. Cela dépasse l’entendement. À ne rien comprendre. Il n’est pas utile ou nécessaire d’être juif pour ressentir de façon si forte cette décision papale. Et le poids de la balance oscille entre honte et écoeurement voire dégoût.

Comment a-t-il pu ?
Certes il faudrait souvent laisser passer l’émotion, toujours et en beaucoup de circonstance, le recul sied mieux à la réflexion, mais comment ne pas réagir à cette lourde décision. Il est difficile de juger, à fortiori un pape. Mais après tout peu importe. Bien plus qu’une erreur, c’est une faute et ici les mots sont prononcés sans hésitations.

Une faute historique

Il y a quand même nombres d’interrogations dans cette décision prise par un chef religieux supposé être au-dessus de la mêlée et irréprochable spirituellement.  Quand de surcroît le dit chef est celui d’une église la plus puissante en nombre dans le monde.

Quel signe a-t-il voulu donner ? Celui d’un patron qui cautionne les menteurs et escrocs de la pensée. Celui d’un homme qui est en parfaite osmose avec des hommes de soi-disante foi, mais plutôt celle de la honte et de l’horreur.
Il n’y a guère de mot pour qualifier les propose d’évêques belliqueux, rabougris et rassis.

Que leur a-t-on apprit au séminaire ? On-t-il occulté les cours d’œcuménisme et d’humanisme.
C’est à se poser les questions. Mais pire ces « hommes » montés dans la hiérarchie religieuse, prospèrent à l’ombre d’un chef, qui en les réhabilitant, légitimise leurs pensées et propos.
Il prend acte de ce que l’église catholique romaine se rallie à des positions extravagantes et erronées de l’Histoire. Celle que l’on n’insulte jamais.
Il rompt avec la ligne de son prédécesseur qui avait présenté ses augustes excuses en son nom et celle de sa congrégation.

Une dérangeante complicité

En adoubant les séditieux, il laisse aussi à croire qu’il souscrit à leurs propos. Et les relents du passé du cardinal Ratzinger reviennent à nos mémoires bienveillantes mais oublieuses.
On pourrait franchir ce petit ru et penser que Benoit XVI est sur une même ligne de pensée. Car sinon qu’avait-il besoin de réintégrer des dissidents, intégristes. Veut-il, lui aussi occuper le terrain et se doter d’une branche dure de vils voyous idéologiques et ainsi faire face au concurrent islamique Quitte à se brouiller avec une autre religion. Quitte surtout à vendre son âme…au diable.
Quelle action veut-il mener ? Est-ce là bien son rôle ?
Ne doit-il pas mener la bataille du bien, de la réconciliation et de la foi en son dieu et les hommes.
Les moyens employés laissent perplexe et son silence assourdissant face à l’émoi suscité et aux questions posées inquiète. Plus il tarde de répondre et plus grand et lourd est ce mutisme, lourd de conséquence.

Décidément ces dernières semaines l’Histoire est mise à mal où certains sortent du bois, après le bouffon ex-complice d’Elie Semoun maintenant les religieux.

À tous ces illuminés de la bêtise et de l’horreur, il faut demander, une seule chose. Et exiger une vraie réponse.
Que  sont devenus les femmes, hommes, enfants partis vers Auchwitz, Dachau et autres. Que sont devenues toutes ces familles que des images ou photographies montrent clairement entassées comme des animaux dans les trains ?
Voilà la vraie question, à tous ces chantres qu’ils soient en robe pourpre ou autrement vêtus,
Que sont-ils devenus ?

18 septembre 2008

Nous sommes tous des Sisyphe

Publié par ahhhh dans Religion...

« L’ignorance c’est le bonheur », ce message limpide est en quelque sorte le résumé de la parole Papale de passage sur notre territoire.

Haro à la course au pouvoir, à l’argent, aux idoles et au savoir. À la vie quoi.

L’obscurantisme religieux se poursuit

Quel plaisir humain à ne pas devoir courir après tout ça effectivement. Et en prime plus de sexe avant mariage, à peine pendant et encore moins avec plusieurs partenaires ! Une vie dédiée à la prière et la spiritualité ; le paradis en somme.

Si l’on peut, éventuellement, souscrire au discours Papale à cette exagération de l’idolâtrie du dieu argent et de son prince pouvoir. On peut toutefois être sceptique quant aux deux autres. Sans parler du sexe !

Cet homme ne parlant pas correctement le français, a-t-il voulu faire plutôt allusion à la science ? Celle qui invente tant est plus, sans que l’on sache vraiment qui contrôle son évolution. Cette science-là, doit être juguler, sans aucun doute. Une science maîtrisée contribue à la paix et au développement des sociétés. Elle est porteuse de progrès.
Que ce soit la médecine, la recherche, la culture ou tout autre, elle permet aux êtres humains de sortir de leur condition initiale et de s’élever. Sans pour autant participer à une course effrénée.

Par contre le savoir pour toutes les femmes et hommes de la terre, cette élévation vers des contrées inconnues au préalable de nous, ce savoir-là doit-il nous être soustrait ? À tout le moins c’est surprenant de la part d’un éminent théologien, grand érudit, de fustiger la quête du savoir. Le chef des Catholiques était dans le registre « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».

Il faut bien avouer qu’il est dans son rôle à faire du prosélytisme aggravé (pléonasme) et largement relayé par le président des français (qui l’est de fait nettement moins, lui). Rendons à César ce qui revient à Benoit, il est fort peu contestable. C’est, ne l’oublions pas, le gardien du temple et des dogmes. Malheureusement il n’est pas du tout certain que son conservatisme, voire son ostracisme, aide au rapprochement des peuples et des communautés.
Quant à la crise de foi du peuple français, on ne peut s’empêcher de penser que tant que ses chefs religieux et le premier d’entre eux, seront arc-boutés sur des principes arrière-gardistes il est à parier que cela perdure.

Mais une fois de plus, on a pu constater le décalage de la pensée Papale et le monde environnant. Le chef de l’exécutif français en était pour ses frais, lui qui accueillit le chef religieux de façon si ostentatoire (une spécialité) allant même l’attendre jusqu’à la descente d’avion, et en clôture entendre un rappel ferme du Pape, pour insister qu’il ne sera point possible de se remarier après un divorce. Et pan sur le nez de celui qui en est à son troisième contrat nuptial.
Le Daïla Lama, lui qui n’a pas eu tous ces honneurs, doit rire sous cape.

Les petites mains de la pensée

Pour en revenir à cette admonestation contre les dérives humaines et l’exégèse des vertus et ses bienfaits, le patron apostolique, produit une sorte de retour en arrière ; celles des années d’inquisition. Où seuls certains initiés étaient habilités à avoir une pensée et un accès direct au savoir.

Le discours qui tend à prescrire l’ascétisme, ressemble plus à une tentative d’avilissement intellectuel et spirituel. En interdisant l’accession à la connaissance, il induit l’enfermement de l’être dans un carcan misérabiliste. Cela demeure bien pratique pour une petite caste qui peut ainsi contrôler ses ignorants. En leur faisant croire notamment qu’ils seront bien plus heureux de ne pas connaître et de laisser porter à leurs maîtres le poids de l’intelligence et du savoir. Bien trop lourd fardeau pour les serfs que nous sommes. Pratique et pragmatique raisonnement.

Le chef chrétien et religieux rejoint la cohorte des gouvernants de tout ordre et de toute obédience, intellectuelle, spirituelle ou confessionnal, qui préfèrent garder tous les avantages plutôt que de les partager au plus grand nombre. On dirige toujours mieux un troupeau d’animaux incultes que des personnes affranchies. Le premier s’ébroue à coup de bâton, sans révolte ; l’autre nécessite de prodiguer des trésors d’explications et demeure velléitaires dans ses humeurs autant que dans ses choix. Mais Sa Sainteté n’est pas sans ignorer que les moyens technologiques du monde moderne peuvent permettre l’émancipation à ce genre de doctrine. Sa crainte pour la déviance humaine risque fort de n’être qu’un coup de crosse dans l’eau. Quand on a peur du changement, en général on a les deux : la peur et le changement.

Pourtant il nous voit toujours roulants sans fin, notre caillou, vers les sommets de la montagne.

melissa571 |
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