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	<description>&#34;Soyez réalistes - demandez l&#039;impossible&#34;</description>
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		<title>A lire &#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 17:45:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La suite de la nouvelle vient d&#8217;être mise à jour, &#171;&#160;La maîtresse&#160;&#187; se trouve dans la rubrique &#171;&#160;Blog à Part&#160;&#187; &#8211; &#171;&#160;A lire en ce moment&#160;&#187;.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La suite de la nouvelle vient d&#8217;être mise à jour, &laquo;&nbsp;La maîtresse&nbsp;&raquo; se trouve dans la rubrique &laquo;&nbsp;Blog à Part&nbsp;&raquo; &#8211; &laquo;&nbsp;A lire en ce moment&nbsp;&raquo;. </em></strong></p>
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		<title>Que reste-t-il ?</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 06:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Que reste-t-il du bout de chou qui courrait insouciant, le cœur léger, peut concerné par la vie des adultes. Il avait sa vie à l’écart, légère et simple. Une solitude assumée et recherchée, des journées à imaginer moult actions grandioses. Une vie tumultueuse de héros proclamé courageux et impétueux. Bouffi d’un orgueil juvénile à braver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que reste-t-il du bout de chou qui courrait insouciant, le cœur léger, peut concerné par la vie des adultes. Il avait sa vie à l’écart, légère et simple. Une solitude assumée et recherchée, des journées à imaginer moult actions grandioses. Une vie tumultueuse de héros proclamé courageux et impétueux. Bouffi d’un orgueil juvénile à braver mille dangers et croire en son destin, sans jamais douter qu’il ne puisse être autrement que mirifique.</p>
<p>Que reste-t-il de ce mètre et quelques au cheveu blond comme les blés pointant drus, cadenassé dans son monde abstrait, reclus pour exister et éviter d’être envahi par celui des autres et surtout de ses géniteurs trop occupés à se déchirer. Des instants condensés en souvenirs figés par la paraffine sur du papier glacé, jauni par le temps qui rattrape tout sur son passage. Des fragments de douceur ou de moment de vie tout simplement.</p>
<p>Que reste-t-il de ce bonhomme tantôt taquin et impertinent toujours prompt à affronter plus grand que lui dans des bagarres perdues à l’avance ; tantôt boudeur, triste et renfrogné, bousculé par la vie et ceux qui côtoyaient son univers, parce qu’il n’avait pas appris à croire en la légèreté de l’autre.</p>
<p>Que reste-t-il de cet enfant toujours poli et bien élevé dont on avait bien pris soin qu’il n’exprime aucun sentiment et s’en était fort bien accommodé. Isolé dans un cocon et fort protégeait contre, on ne sait quel danger. Heureux à la ville, dans sa chambre remplie de tout ce dont il avait besoin. Heureux de se vautrer dans l’herbe de la campagne. Heureux de nager dans cette eau qu’il avait apprivoisée pour en faire son élément favori.</p>
<p>Que reste-t-il dans cette vie d’adulte blessé ? Quelle est la part de l’enfant encore en lui ? La part du jeu, de la folie pure et du rire intact. Épris du rêve de vies différentes, éparses et lumineuses, passant d’un monde à un autre. Une vie de liberté, guidée par ses fantasques chimères, lui qui voudrait s’illusionner à n’en jamais douter qu’il subsiste toujours un enfant chez chacun d’entre nous.</p>
<p>Que restera-t-il du petit homme déambulant dans le couloir de ce train, la bouche maculée de cacao, ébahi par la vie et les gens assis qui le regardent attendris.</p>
<p>Que restera-t-il de ces deux gros calots noirs fixés sur qui lui sourit. Pas effrayé de qui veut le toucher et lui parler, confiant dans la main qu’on lui tend.</p>
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		<title>Mécanique d’(im) précision</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 19:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Tic-Tac, Tic-Tac, mécanique bien moins huilée qu’auparavant. Singulier le changement, irrémédiable et pourtant imperceptible à l’œil, de cette horlogerie qui fut en son époque, précise. Une mécanique de précision, réglée comme du papier musique. Hélas ! Toute remontée dans le temps est interdite. Le matin, les rouages sont encore un peu grippés. Un certain moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Hoefler Text"; 	panose-1:0 2 3 6 2 5 5 6 2 2; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Hoefler Text";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:3.0cm 35.15pt 49.65pt 49.6pt; 	mso-header-margin:0cm; 	mso-footer-margin:13.3pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><span><font size="6" color="#990000"><b>T</b></font>ic-Tac, Tic-Tac, mécanique bien moins huilée qu’auparavant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Singulier le changement, irrémédiable et pourtant imperceptible à l’œil, de cette horlogerie qui fut en son époque, précise.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une mécanique de précision, réglée comme du papier musique. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Hélas ! Toute remontée dans le temps est interdite. Le matin, les rouages sont encore un peu grippés. Un certain moment leur est nécessaire pour tourner à plein régime, la mise en route peut se révéler laborieuse. La trotteuse à la jeunesse souvent édifiante n’est plus si fringante. Quant aux aiguilles promptes à faire le tour du cadran des heures durant, elles ne sont plus si alertes et entraînantes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Que ne faut-il de temps pour rattraper la journée et tourner à plein régime ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une mécanique bien huilée, qui subit l’effet inexorable du temps, encore heureux qu’elle ne retarde pas.<span>  </span>À midi, l’ensemble a repris forme convenable, à la recherche de temps perdu, l’horloge est de nouveau à l’heure et son rythme correct. Elle qui fut tour à tour sportive, passe-partout ou de soirée. Imperméable aux conditions atmosphériques, imperturbable aux affres météorologiques, tout terrain en définitive.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Jamais elle ne s’est départie de son efficacité légendaire, ponctuelle dans l’action, résistante dans la durée, inoxydable. Ce sont justement l’accumulation des secondes, des minutes et des heures qui auront fatigué l’ensemble. De ces minutes égrenées, quelque chose a changé, invisibles, les altérations se sont faites de plus en plus nombreuses, présentes et finalement incontournables. Pire il va falloir vivre avec et en accepter l’évidence. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il avait pourtant fallu des décennies pour que tourne cette musique. Des mois d’assemblage, de maturation et de guidage. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tic-Tac, Tic-Tac, le temps fait son œuvre. Le dateur s’est subitement affolé, les jours comptent double. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Empâté malgré tous les efforts possibles, moins vivaces et moins précis qu’à l’accoutumée, ce corps qui s’observe dans la glace accuse le poids des ans. Le poids du temps qui est passé et de celui qui arrive plus vite encore. Ce corps qui n’est plus une mécanique de précision ; que le moindre faux mouvement peut enrayer. Ce corps, perclus de douleurs au fil des matins. Parfois indicible, parfois bénigne, il y a toujours une petite pointe pour ne jamais oublier, au cas où. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un rappel à l’ordre pour cet homme qui lui aussi se détaille, interloqué, dans le miroir pour constater impuissant, mais en toute conscience les changements opérés ; assommé par les formes moins affûtées, arrondies qu’a décidé d’épouser sa carcasse ; agacé des raideurs qui parcourent tout son dos ; effaré par la réalité nue et froide de l’âge qui le rattrape, annonciateur d’autres modifications en préparation. Enfin affligé par les maux intérieurs qui ont marqué, sans crier gare, le dessous de ses yeux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il éteint précipitamment la lumière de salle de bain pour exorciser le fantôme de la pièce, harassé par le spectacle et les journées devenues trop longues. Il lui est impossible de résister, passé une certaine heure, la marque du vieillissement souligné par la fin de son endurance le frappe de plein fouet.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>C’est ce constat qu’il est contraint d’accepter, la rébellion serait-elle vaincue ? Fracassée sur les remparts de la vie qui coule. Il reste encore une solution ; se coucher pour mieux oublier.</span><span></span></p>
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		<title>La maîtresse</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 16:08:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[> A lire en ce moment...]]></category>

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		<description><![CDATA[1ere Partie &#160; Le son strident de la roulette emplissait la salle aseptisée et spécialement conçu pour le bien être de l’homme aguerri qui en était le maître. Ce bruit si détestable qui faisait grincer des dents le profane. Aussi assourdissant que puisse être le son du frottement du caoutchouc de ladite roulette sur l’émail, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small"><em><span style="color: #000000"><span><strong>1ere Partie</strong></span></span></em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><span style="color: #0000ff;font-size: x-large"><strong>L</strong></span>e son strident de la roulette emplissait la salle aseptisée et spécialement conçu pour le bien être de l’homme aguerri qui en était le maître. Ce bruit si détestable qui faisait grincer des dents le profane.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Aussi assourdissant que puisse être le son du frottement du caoutchouc de ladite roulette sur l’émail, elle ne perturbait en rien l’homme debout. A l’opposé, la majorité des patients semblaient réellement inquiets. L’homme, en blouse blanche, penchait en professionnel ne paraissait nullement affecté. La concentration se lisait dans ses yeux et sur son visage. Pour lui, personne n’était réellement allongé face à lui. Seule une bouche et quelques caries titillaient son acuité et contredisaient son savoir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Des années d’études pour pouvoir exercer et contrecarrer cette hygiène buccale approximative. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une bouche endolorie à qui, il prodiguait tout le savoir appris quelques années auparavant et pendant de longs mois à ingurgiter et comprendre la méthodologie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le bruit redoublait et s’amplifiait à mesure qu’il s’efforçait. Si l’adolescent pré pubère allongé, ne saisissait pas les détails et la finalité des travaux ; lui, le spécialiste savait qu’il touchait au but. Ce métier qu’il pratiquait comme un art. Ce métier que toute sa vie résumait. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien d’autre. Il entrevoyait les soins, la façon dont il pourrait avoir gain de cause et le traitement qu’il donnerait à suivre, à poursuivre scrupuleusement pour éradiquer le mal.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Venir à bout du problème lui procurait une jouissance extatique comme à nulle autre pareil. Un professionnel, un vrai.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La lenteur, due à l’infinie précision de ses gestes, corroborait sa pertinence professionnelle. Après tant d’années d’apprentissage, de formations supplémentaires de week-ends, et de jours de pratiques dans son cabinet, il était la quintessence du savoir médical dentaire. Une vie dévouait à la dentition de ses congénères. Mais quelles récompenses d‘être reconnu comme une sommité en la matière. Des confrères lui téléphonaient pour quémander quelques conseils et grappiller un peu de son aura. Une mendicité qui le flattait forcément bien que jamais il ne l’a laissé transparaître. L’humilité était la cerise sur le gâteau. Comble du bonheur professionnel, ses confrères lui adressaient des patients présumés perdus pour leur lacune dentaire. Il réparait ce qui pouvait paraître irréparable, il redressait les causes perdues, il retournait les situations désespérées. Peu de chose lui résistait. Peu de complications avaient de secret pour lui. Ces armes, le burin, la gouge, la spatule de bouche, les tires-nerfs, la sonde ou autre couteau à cire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>C’était fascinant, pour qui aime les métiers – à regarder cet homme ne jamais hésiter sur le choix de l’instrument à prendre, sur la dose de plâtre ou de cire à injecter ou la prophylaxie à prodiguer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Rien ne lui résistait, il venait à bout de tous les problèmes. Tous ou presque, à tout le moins tout ce qui touchait à son travail, qu’il pratiquait en artiste ; pour ce qui était d’ordre privé, la situation était beaucoup plus complexe et tortueuse.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small"><em><strong>2e Partie</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dis-moi comment tu décores ton espace et je te dirais qui tu es.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cet adage s’appliquait à lui, aussi sûrement que son esprit vif et pointu était tout entier tourné à sa réussite professionnelle. Tout y était pratique et rangé où cela devait être, une place pour chaque chose. C’est ainsi qu’il concevait son lieu de travail et pas autrement. Le moindre désordre le contrarié au plus haut point. Elle le savait, elle, sa fidèle assistante qui depuis toutes ces années veillait comme une mère sur son enfant, à ce que rien ne vienne perturber la quiétude de son patron, l’assistante dévouée dans la plus pure tradition. Cette complicité fusionnelle avait fini par une liaison évidente, une évidence quasi banale. Tout avait été réuni pour que les considérations privées empiètent sur les aspects purement carriéristes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Sans être une déesse, elle était jolie à regarder et d’un naturel avenant. Dotée d’un esprit vif et plein d’humour, elle avait un pouvoir de séduction indéniable. Fine, presque, un peu trop avec de magnifiques yeux, bleus, rieur en toute circonstance. Ce visage doux et dynamique n’était pas composé pour une quelconque façade commerciale de son travail vis-à-vis des clients du cabinet. Elle était profondément ainsi. Gaie, elle transmettait sa joie de vivre et son allant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Aussi, après des années de collaboration, ce binôme praticien avait littéralement fusionné. Ils échangeaient trop de choses pour ne pas en partager les moments intimes. Bien au-delà de la convenance populaire</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ce ne fut pas immédiat, ils avaient une réelle honnêteté amoureuse envers leurs conjoints respectifs – du moins le croyaient-ils. Ils avaient l’un comme l’autre voulut croire en leur fidélité. Ils pensaient aimer. Ceci n’était qu’un leurre, enfoui par des années d’habitudes d’une vie qui ronronnait. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Lui, pour qui son métier comptait par-dessus, avait négligé sa femme sans penser une seule seconde qu’il puisse en être autrement. Réflexe égoïste d’un homme qui voulait se consacrer à son activité comme on entre en religion. Pour elle, il en était tout autre. Elle n’imaginait pas avoir un amant. Le mariage signifiait quelque chose. Un engagement auquel on ne contrevient pas du jour au lendemain, inconvenant et impossible à concilier. C’est au début ce qu’elle pensait haut et fort. Seulement la vie prend des tours parfois espiègles et romantiques à déjouer la petite partition que l’on tente de mettre en musique. Soudain, l’orchestration devient bien différente.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il fallut beaucoup de temps et vaincre nombre de réticences pour qu’une fin de journée, restés tard pour terminer un cas épineux, ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Une étreinte longue, fougueuse traduisant l’accumulation de l’attente. Ils se plaisaient sans se l’avouer. Ni l’un ni l’autre ne<span>  </span>l’avaient prémédité, mais la complicité, les rires sur tel ou tel patient et l’entente née d’une même façon de travailler, avait doucement tricoté cette relation inavouée et impensable. Ils s’étaient subitement libérés de leur carcan pour se laisser aller, se laisser vivre. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ainsi ce couple de métier était devenu un couple tout court. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il leur était simple de se voir tous les jours, sans chercher d’excuses alambiquées. Par contre, se réserver des week-ends ou des nuits entières tenaient de la contorsion. Comment passer d’une situation maritale bien huilée, où chacun rentrait chez soi le soir, à des moments intimes grappillaient à leur foyer. De subterfuges en ruses élaborés, les deux amants fricotaient depuis, maintenant, près d’un an. Parfois, elle s’interrogeait sur l’existence de cette liaison extra-conjugale. Comment cela avait pu exister ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Son mariage était-il à ce point en déliquescence ? Avait-elle été mariée par amour ou par raison ? Vaste et délicate question où la réponse n’était jamais la même en fonction de la journée ou son humeur. Elle ne souvenait pas précisément des raisons. Il y avait de l’amour, un peu, sans aucun doute, mais une impression diffuse aussi d’un léger malaise de s’être accouplé par principe, comme pour reproduire le modèle qu’elle avait toujours connu dans sa famille. Un héritage transmis de génération en génération. On finit par ne plus se poser de questions, on suit les traces, comme ça.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il lui semblait que parfois son mariage se délitait au fil des habitudes. Une désagrégation lente et régulière. Son mari ne semblait pas s’en émouvoir. Mais pour lui la question était peut-être tout à fait différente. S’en rendait-il compte ? Rien n’était moins sûr. Il travaillait dur, il était bienveillant, courageux et attentionné, sans être mollasson. Finalement n’était-il pas le mari idéal, prévenant et présent. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Oui mais voilà, rien de magique, rien de romantique et encore moins aventureux. Ce n’était pas sa faute et elle aurait pu le faire changer ou lui en parler. Elle s’était tu si longtemps qu’elle donnait le change et l’impression de s’y complaire tout à fait, comme une mécanique d’horlogerie parfaitement huilée.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Alors elle avait sauté le pas, aux antipodes de ce qu’elle soutenait, elle s’était laissé aller dans les bras d’un autre. Torride passion, vertige échevelé. Les avantages d’une relation amoureuse sans les inconvénients. En définitive et contre toute attente, cela lui plaisait. Au début, du piment avait été ajouté à sa vie, le piment du mensonge et la crainte de se faire prendre rythmaient ses journées, elle goûtait ce surplus d’adrénaline avec délectation. Le sexe aussi n’était pas étranger à son désir de poursuivre l’aventure.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Puis vint une tout autre sensation, bien différente de celle que provoquent les interdits. Un sentiment plus profond, plus dangereux aussi et un nom bien simple et si impénétrable pour qualifier son état d’esprit. L’amour, elle sentait au fur et à mesure, tomber amoureuse de cet homme, son patron.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small"><em><strong>3e Partie</strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et le patient dans tout cela. Il était devenu presque anecdotique. Homme, femme, enfant peut importait. Il ne soignait pas un corps ou un esprit mais des dents et des gencives. Le reste pouvait ne pas exister. Disons qu’il était désincarné, ce pauvre bonhomme allongé sur le fauteuil spécialement médicalisé pour que le praticien exerce au mieux son talent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Là, gisait donc un adolescent encore tendre. S’il avait quitté le monde des enfants, il était encore loin d’être entré dans celui des adultes. Beaucoup de subtilités lui échappaient sur la nature humaine et la cohorte de relations nouées, tout ce ballet incessant et surprenant. Il avait dépassé les relations binaires que peuvent ressentir les petits, mais l’entremêlement de celles qui se jouaient devant lui, le dépassé largement. Qui plus est, il était étranger à ce couple qui semblait, pourtant, drôlement bien se connaître. Les yeux écarquillés, aussi grands ouverts que la bouche, ces deux calots noir faisait des allers venus comme s’ils suivaient une partie de tennis. Parfois un des joueur sortait de son champ de vision, mais quand il revenait s’afférer à sa dentition, reprenait le balai incessant de postures et<span>  </span>non-dits que le jeune garçon percevait de temps en temps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une impression diffuse venait le surprendre et raviver son scepticisme ; ces deux adultes-là n’était pas étranger l’un pour l’autre. Sa perception sensorielle peu développée lui faisait tout de même comprendre qu’une simple relation professionnelle était hypothétique. Ce pseudo couple ne ressemblait pas à ses parents, il n’y avait certes pas cette proximité, quoique. Mais il jurerait qu’ils entretenaient une relation particulière. Cette façon qu’elle, sans se rendre compte, avait de le regarder. Tantôt énamourée, tantôt complice ou, à l’inverse, totalement révulsée par cet homme. Il sentait bien ce flot de sentiments contradictoires et interdépendants pour que cela ne soit qu’une simple coïncidence. L’homme, comme son père, paraissait plus emprunté à laisser paraître ses émotions, comme beaucoup de mâle songea l’adolescent. Il voulait se draper dans l’enveloppe du professionnel attentif, ignorant à toute autre péripétie non compatible avec l’exercice de son métier, imperméable aux doutes et aux évènements externes. Mais c’était bien une façade de circonstance. Il était aussi habile à masquer sa gêne, qu’un éléphant à tenter de faire des pointes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Même pour un tout jeune homme, la ficelle était grossière et l’évidence sautait aux yeux. Ce n’était pas les boutons d’une acné encore fraîche qui le prévenait d’un tant soit peu de nuance. Encore une fois, il avait suffisamment observé ses parents pour savoir quand il y avait anguille sous roche. Et ces deux-là renvoyaient des signes manifeste d’un relationnel compliqué et pour le moins imbriqué – sans toute fois qu’il ne puisse savoir ce que tout ceci incluait réellement et sans vraiment en comprendre tout son sens.<br />
Toujours est-il que couché sur ce fauteuil, il n’y avait pas d’échappatoire possible, il tentait bien de s’enfoncer à l’intérieur du cuir, comme par espoir d’y être absorbé et disparaître, rien n’y faisait. Il était bel et bien là et la douleur perçue dans sa bouche ne faisait que croitre. Au début, il avait résisté en voulant montrer tout le courage dont il faisait preuve, à la face de ses adultes aguerris. Puis il s’était dit que tout était assez normal, qu’après tout il était là pour une carie déjà fort avancée, et que, logiquement si elle le faisait souffrir tous les jours, elle allait bien encore un peu le titiller sous les coups de roulettes acérées. Or depuis le temps que cela durait, des siècles à n’en pas douter, ce mal était peut-être dû à l’inattention palpable du dentiste. Son assistante ne montrait-elle pas, depuis quelques minutes, des signes d’agacement ? Preuve du trouble qui régnait dans cette pièce. L’atmosphère devenait lourde et pesante. Lui, vautré, ne saisissait pas ce qui se tramait. Les deux autres partageaient les soins et leurs différends amoureux, le fossé ne faisait que se creuser.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small"><em><strong>4e Partie</strong></em></span></p>
<p>Dans le cabinet ils donnaient le change pour les patients. Les gens s’en rendaient-ils compte ? Avaient-ils l’acuité de voir cette symbiose quasi parfaite ? Comment pouvaient-ils ne pas voir l’évidence ? Où était-ce son amour pour lui qui la faisait regarder cet homme avec des yeux totalement différent.</p>
<p>L’histoire avait débuté plusieurs mois auparavant. Echevelant, ébouriffante, presque une histoire de grand écran. Le technicolor dans la vraie vie. Elle aimait ces magnifiques moments de complicités. En fin de journée, quand, avec lui, ils statuaient sur un dossier. Longues réflexions sur l’état d’une dentition, les pistes à trouver pour arriver à la finalité. Les plaisanteries qui fusaient pour détendre l’atmosphère studieuse. Un jeu de mot ou une moquerie sur tel ou tel patient. A ce moment là, la répartie fusait dans un même instant, témoin du diapason intellectuel et affectif qu’ils connaissaient. Elle savait qu’elle et lui ne vivaient plus cette impression dans leur couple respectif.</p>
<p>Au début surtout, la passion emportait tout sur son passage ; le travail à boucler, le départ du cabinet pour ne pas rentrer trop tard et éveiller les soupçons.  Un dossier étudié, une plaisanterie, un sourire partagé, appelant un regard profond et attendri. Une main qui frôlait l’autre, un rapprochement plus marqué qui provoquait subitement une étreinte. Les mains parcouraient frénétiquement les corps, la chaleur irradiait la pièce. Les vêtements finissaient par joncher le sol et la fusion emplissait l’atmosphère. Ces moments furent proprement magiques, nombreux et sans commandes.</p>
<p>Ils avaient réussi, un temps, à faire évoluer cet amour professionnel. Des demies journées accordaient à Cupidon, voire de temps à autres des journées entières, un luxe fort rare et trop compliqué. Puis, quelques soirées volées à la barbe des conjoints, ponctuées de quelques nuits d’hôtel. Un bonheur qui avait fait son nid. Le charnel le disputait maintenant à une communion spirituelle. Ils s’accordaient sur nombre de sujets. Ils voyaient la vie par la même lorgnette. Il était heureux, elle faisait des projets. Ils mentaient sur leurs emplois du temps, ils omettaient leurs couples ; ils inventaient des dentitions déglinguées qui imposaient des heures supplémentaires. Ils ne calculaient ni les conséquences, ni la possibilité d’être pris la main dans le sac. Uns insouciance de jeunes amoureux qui induisaient forcément un changement dans leur relation.</p>
<p>Le piège s’était refermé net, sans prévenir. Ce pourquoi il luttait et auquel, elle n’avait pas cru au départ, les frappa implacable. Ils s’aimaient, point. Elle voulait quitter son mari pour vivre à la lumière son amour avec lui et aux yeux du monde pour  en finir avec toutes ces cachotteries. Accéder à des simples plaisirs, pour le moment, interdits, comme partir un petit week-end en amoureux. Erreur fatale, elle n’avait pas pensait qu’il hésiterait, qu’il n’était pas prêt à jeter au feu sa vie propre et structurée. Le mal courait depuis quelque temps, elle le savait, une impression sourde et enfouie. Un sentiment dont elle ne préférait pas parler, qu’elle ne souhaitait pas exhiber par crainte de l’évidence, et, probablement en posant la question de voir apparaître la fatalité.</p>
<p>Depuis peu, elle faisait de retours en arrière incessant sur ce qu’avait été sa vie. La façon dont elle avait changé, évolué. Elle qui, il n’y a pas si longtemps, considérait les choses que blanches ou noires. On ne pouvait être que mariée ou célibataire, aucune autre situation n’eut été tolérable. Sa vie était réglée ainsi. Une croyance forte et honorable, mais qui faisait fi de la vie tout simplement, de ces aléas et des facéties qu’elle met tout au long du chemin des êtres humains. Or sa liaison avec son patron avait forcément ébranlée ses certitudes. Balayés les grands principes gravés dans le marbre de ses convictions. Avalés les poncifs d’une vie ordonnée. A bien y réfléchir, comment avait-elle pu dévier de la sorte ? Hormis le charme indéniable de son amant, c’était plus la façon dont elle avait battue en brèche face à ces grandes théories.</p>
<p>Vivre deux vies simultanées mais tellement différentes, l’excitaient désormais en tout point autant que cela continuait de la déstabiliser. Elle n’aurait, pourtant, pas parié sur cette situation anachronique pour elle. Rétrospectivement elle ne s’en sortait pas trop mal. Elle avait appris à jongler avec ses deux mondes. Lui avait décidé de ne rien choisir. Il se cramponnait à cette solution qui lui semblait une bonne alternative. Il avait réglé sa vie comme on le fait pour une horloge, avec ordre et précision. Son travail, sa famille et sa maitresse. Cela suffisait – à ce qu’il croyait être – son bonheur. « Cramponnait », n’était d’ailleurs pas la terminaison à propos. Car, cette vie lui convenait parfaitement.</p>
<p align="right">                                                                                                                     <em>À suivre …</em></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
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		<title>Le crabe</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 07:19:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Le crabe carnivore est venu s’installer. Le crabe carnivore s’est installé chez toi. Il n’est pas question de justice immanente ou d’injustice probante. Il frappe à l’aveugle et tu étais sur son passage. Il est entré dans tes entrailles et s’est installé, comme ça au chaud et heureux. Il se repaît dans son repaire. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Hoefler Text"; 	panose-1:0 2 3 6 2 5 5 6 2 2; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Hoefler Text";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --></p>
<p class="MsoNormal"><span><font size="6" color="#990000"><b>L</b></font>e crabe carnivore est venu s’installer. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le crabe carnivore s’est installé chez toi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il n’est pas question de justice immanente ou d’injustice probante. Il frappe à l’aveugle et tu étais sur son passage. Il est entré dans tes entrailles et s’est installé, comme ça au chaud et heureux. Il se repaît dans son repaire. Il se repaît de toi jusqu’à plus faim. Une fois rassasié, il changera d’endroit. Alors tu vas lutter et aidé par la science des hommes tout faire, absolument tout faire pour éradiquer le mal qui veut te ronger. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La partie n’est pas jouée d’avance. La défaite n’est pas écrite, mais la victoire est encore chimère qu’il ne convient pas de croire certaine, non par superstition qu’il faut laisser aux incrédules, mais simplement parce que tout ceci est affaire de lutte, de courage, d’espoir et de caractère à ne pas vouloir sombrer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le temps se compte et le compte à rebours vient d’être lancé. À tous ces adjectifs, tu y ajouteras la patience, car la contrainte de ce que t’impose la médecine est fastidieuse et lourde pour les journées d’un homme. Comme si cela ne suffisait pas de souffrir. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mais c’est ainsi, c’est le prix à payer pour aller au-delà du mal et du renoncement. Pour aussi éviter l’inéluctable et croire au possible.</span> Il te faudra lutter, te battre et ne rien céder. Il ne faudra jamais renoncer, nous ferons peu, trop peu pour toi et pourtant nous le voudrions. Nous ne ferons que peu parce que nous n’y pouvons pas grand-chose, insignifiants petits êtres forts peu préparés à affronter le crabe carnivore. Tout ce que nous pourrons faire c’est d’être à côté de toi, toujours avec force et conviction. Ça, nous le faisons bien et nous le ferons inlassablement.</p>
<p><span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Parce que tout simplement, face à la puissance de la nature et de ses mystères, nous opposons la seule chose précieuse en notre possession ; l’amitié, parce que tu es mon ami.</span><span><i></i></span></p>
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		<title>Commedia</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 14:23:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Une vie… Qu’est-ce qu’une vie ? Ballet ininterrompu. La sienne, celle des autres, la somme de toutes les vies. Ballet ininterrompu Petites fourmis vaquant à leurs occupations. Seules ou en couple, écosystème du genre humain. Elle en larmes, lui adulé Elle convoitée, lui abandonné Elle comblée, lui frustré. Eux ruinés et délaissés, eux vainqueurs et honorés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Hoefler Text"; 	panose-1:0 2 3 6 2 5 5 6 2 2; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Hoefler Text";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:132.7pt 35.15pt 0cm 49.6pt; 	mso-header-margin:0cm; 	mso-footer-margin:13.3pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><span><font size="6" color="#990000"><b>U</b></font>ne vie… Qu’est-ce qu’une vie ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ballet ininterrompu.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La sienne, celle des autres, la somme de toutes les vies.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ballet ininterrompu</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Petites fourmis vaquant à leurs occupations.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Seules ou en couple, écosystème du genre humain.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle en larmes, lui adulé</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle convoitée, lui abandonné</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle comblée, lui frustré.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Eux ruinés et délaissés, eux vainqueurs et honorés<br />
Lui assassiné, elle sauvée.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle violée, lui attentionné.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Lui majestueux et conquérant pendu à son cellulaire</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle dans la rue errante et sans domicile.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle et lui habitués des soirées chics et guindées courant la nuit comme d’autres le cent mètres pour oublier leur vide, leurs affres et leur vacuité</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un enfant en haillons cherchant sa maman ensevelie sous les décombres, surpris par l’ouragan.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les autres fréquentant les soupers fins et les joutes intellectuels comme on va au cirque.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ici, on participe aux digressions convenues et aux pensées définitives.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tandis que là on se demande comment finir le mois, payer le loyer et donner à ses enfants une vie digne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Grandeurs et décadences.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Des accidents, des incidents, des félicités ou des bonheurs</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les rues remplies de voleurs, de menteurs, de gens bien, empreints de valeurs, accrochés à leurs chimères, à leurs rêves et leurs idéaux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Croisant des gens perdus ou fervents croyants de divinité jamais apparues.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une comédie que cette vie, un ballet que ces fourmis.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Des sommités pontifient sur le malheur et la pauvreté humaine et jonglent avec l’argent comme on fait tournoyer trois balles en mousse</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les jours s’enchaînent et les semaines s’égrènent. Une fuite sans fin, une fuite en vain</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Des balles, des cris et des pleurs. Des oppressés, des exécutés et des torturés</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Des joies indicibles, de l’amour et du sexe.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Couples entrelacés, entremêlés. Couples jouissants. Couples légitimes ou illégitimes. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Beauté féline, beauté orpheline. Laideur repoussante, laideur hideuse</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ballet de couple ébahi, où chacun pense à sa vie, n’a pas d’autres priorités.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une commedia dell&#8217;arte grandiloquente ou majestueuse, pitoyable ou misérable.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ces fourmis qui vivent en même temps une si grande différence.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une course effrénée, mais ordonnée. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mélancolie des âmes errantes, tristesse des corps vivants</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ces fourmis, milliards d’anonymes loin des lumières aspirant au mieux, au bien et dont leurs actes dépendent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span></span>Poser les questions, donner un sens,</p>
<p><span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>un sens giratoire ou un sens unique</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Donne un sens à sa vie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Qui s’en souci ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Qu’est-ce qu’une vie ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>C’est tout cela et bien plus encore.</span><span><i></i></span></p>
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		<title>Humeur noire</title>
		<link>http://hervegransart.unblog.fr/2011/07/04/humeur-noire/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 09:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[La plupart du temps Je n’aime pas les gens   Je n’aime pas les gens et leur instinct grégaires Je n’aime pas les gens et leur attitude grossière Je n’aime pas les gens et leur impulsion sectaires   Je n’aime pas les gens et leur pensé cadenassée Je n’aime pas les gens et leur façon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span><font size="6" color="#990000"><b>L</b></font>a plupart du temps</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens</span></p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur instinct grégaires</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur attitude grossière</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur impulsion sectaires</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur pensé cadenassée</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur façon de penser</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leurs idéaux bafoués</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur façon de s’habiller</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur façon de se déplacer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur manière d’évoluer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur irrespect</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur arrogance</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur inconstance</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur conception de la vie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leurs petites jalousies</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur vilenie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur certitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur rectitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur exactitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur absence de rêve</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur manque de fantaisie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur enfance enfouis</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur petite vicissitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur grande turpitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens et leur platitude</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas ces gens</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La plupart du temps</span><span><i></i></span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Noir Regard</title>
		<link>http://hervegransart.unblog.fr/2011/06/23/noir-regard/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 14:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Wourrff&#8230; Wour… Arrghhh Wou… Arrgghh Impossible d’aboyer, impossible de m’exprimer. Depuis hier, ce collier qui entrave ma gorge exerce une curieuse action sur mes cordes vocales. Elles sont comme déchirées par une impulsion électrique. Ce sentiment sensoriel m’est particulièrement douloureux. Que m’est-il arrivé ? Par quel hasard ce machin autour du cou me rend – de force [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Hoefler Text"; 	panose-1:0 2 3 6 2 5 5 6 2 2; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Hoefler Text";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:92.15pt 35.15pt 42.55pt 49.6pt; 	mso-header-margin:0cm; 	mso-footer-margin:13.3pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} -->              <!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Hoefler Text"; 	panose-1:0 2 3 6 2 5 5 6 2 2; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Hoefler Text";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:92.15pt 35.15pt 42.55pt 49.6pt; 	mso-header-margin:0cm; 	mso-footer-margin:13.3pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><span><font size="6" color="#990000"><b>W</b></font>ourrff&#8230; Wour… Arrghhh</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Wou… Arrgghh </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Impossible d’aboyer, impossible de m’exprimer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Depuis hier, ce collier qui entrave ma gorge exerce une curieuse action sur mes cordes vocales. Elles sont comme déchirées par une impulsion électrique. Ce sentiment sensoriel m’est particulièrement douloureux. Que m’est-il arrivé ? </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Par quel hasard ce machin autour du cou me rend – de force – aphone.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>J’ai bien compris que mon maître a posé une espèce de deuxième collier. Depuis, impossible d’éviter la torture dès que me prend l’envie de me manifester. Pourtant il est dans ma nature que de signaler les anomalies, les intrusions sur mon territoire et celui de mes propriétaires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Au-delà de malfaisants décidés à forcer la porte, c’est même le passage devant la demeure que je préviens, car quels que soient les individus, ils sont toujours et tous suspects.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>De haute stature, je suis un boxer, au sens de la race s’entend ! Bien qu’au sens figuré je sois aussi un redoutable combattant. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je suis un boxer à la truffe aplatie, au regard noir charbon, le sourcil relevé et inquisiteur. Mon faciès, rien que de me regarder, impressionne. Pas seulement les humains de petite taille qu’ils appellent entre eux, les enfants. Non, non tous se méfient, et ils ont bien raison. Je ne ferais de cadeau à personne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pourquoi ? Simplement parce que je n’aime personne. Je n’aime pas les gens. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime pas les gens. Je n’aime ni les femmes, ni les hommes. Je n’aime pas les gens en uniforme, je n’aime pas les gens dont la couleur de peau diffère. Je n’aime même pas les gens qui sont de même couleur de peau que mes maîtres. Je n’aime pas les autres. Quant aux animaux cela ne diffère en rien. Je déteste les chiens et les chats. Je déteste toute race qui passe devant mon moi. C’est simple. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Alors avant j’aboyais, par instinct, par envie et par gênes.<span>  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Personne n’a à se promener le long de ma clôture. Avant hier, je le faisais remarquer. Je leur faisais bien comprendre leur chance, à être de l’autre côté de la balustrade. J’éructais quand même afin qu’ils ne doutent pas de mon esprit vindicatif. Qu’ils sachent bien qu’ils n’avaient aucune chance, si par bonheur ou malheur selon du côté l’on se place, il me venait la possibilité de les approcher.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Wourrff&#8230; Wour… Arrghhh</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Wou… Arrgghh </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Non, non Impossible d’aboyer. C’est incroyable, mais réellement impossible. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Celui-ci, qui irrémédiablement, tous les matins, passe devant ma grille, le pain sous le bras. Lui, qui insouciant ne se doute pas à quel point je le hais. Je n’en ferais qu’une bouchée. Il me défie du regard, protégé qu’il est par la barrière. Il fait le malin, mais que mon propriétaire entrouvre cette porte et je lui ferais passer l’envie de ne jamais plus s’aventurer dans les parages et me défier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cet endroit est le mien. J’y suis depuis des années, je suis né ici, je n’en ai jamais bougé. En quelque sorte le droit du sol. Mon sol.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’autorise quiconque sans une bonne raison. Je me méfie de tous. Je n’aime pas plus, que l’on vienne me tripoter le dos et passer la main sur mon poil ras et soyeux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je n’aime que mes propriétaires, une chance pour eux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Désormais je regarde les gens passés, tous ces gens que je déteste, tous ces gens que j’exècre avec ma truffe aplatie et mon regard renfrogné.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le regard fixe, méchant, dur, impitoyable. Je les fixe avec fureur. Je suis sûr que cela me rend encore plus terrible. La méchanceté se lie sur mon visage. Je ne fais confiance à personne et c’est bien ainsi. On ne me changera pas de sitôt. Pourquoi d’ailleurs changer quoi que ce soit. Moi je suis heureux. Je ne demande rien, sauf à ce que l’on ne vienne pas empiéter sur mes plates-bandes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Rien de compliquer, qu’ils respectent mes frontières et tout se passera pour le mieux. Je n’ai pas envie d’échanger, de discuter. Je ne veux voir personne et n’ai pas besoin d’affection, de tendresse et tous ces sentiments à la guimauve, suintant de bons sentiments. On est toujours mieux chez soi seul que mal accompagné chez les autres.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je les regarde passer, frustré, aigri, sans pouvoir réagir et leur dire combien je les honnis. C’est comme cela. Qu’on le veuille ou non, c’est dans l’ordre de la nature.</span><span></span></p>
<p><span></span></p>
<p><span></span><span></span></p>
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		<title>Fenêtre en sous-sol</title>
		<link>http://hervegransart.unblog.fr/2011/06/12/fenetre-en-sous-sol/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 17:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Passant...]]></category>

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		<description><![CDATA[Une vue imprenable sur les autres habitations Une vue imprenable sur les petites maisons Un jardin de pierres bâties Pour assurer le repos et l’éternité Les maisonnettes ne se ressemblent guère Nous n’avons pas tous eu le même architecte De formes et de matières différentes Elles sont toutes dans leur horizontalité Voisins sympas et pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Lucida Handwriting"; 	panose-1:0 3 1 1 1 1 1 1 1 1; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Lucida Handwriting";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:70.9pt 42.55pt 70.9pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><span><font size="6" color="#990000"><b>U</b></font>ne vue imprenable sur les autres habitations</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une vue imprenable sur les petites maisons</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un jardin de pierres bâties</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour assurer le repos et l’éternité</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les maisonnettes ne se ressemblent guère</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Nous n’avons pas tous eu le même architecte</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>De formes et de matières différentes</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elles sont toutes dans leur horizontalité </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Voisins sympas et pas bruyants</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour une fois, on ne se fâchera pas</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le temps s’écoule doucement</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pas beaucoup de dérangement</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ici, le silence est exigé </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Par toute la copropriété</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>On nous respecte et même on nous chérit </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Nous avons parfois un peu de compagnies</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un petit vieux ou une petite vieille</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Qui viennent pour parler un peu</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ils passent ici aussi, pour visiter</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Leur prochaine résidence</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>En quelque sorte l’appartement-témoin</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il y a également de la mélancolie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Quand un plus jeune vient larmoyer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ou de notre absence se désespérer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un peu de pleurs et de vague à l’âme</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>De ne pas avoir su plus s’aimer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>On finit toujours par être regretté</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mais jamais ne dure cet échange</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le temps ne permet que l’on s’épanche</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je sais qu’on vient déposer des fleurs</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>De celles que j’aime, des roses aux épines acérées</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dont le parfum ne parvient jamais à aiguiller mes narines</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cela n’a guère d’importance</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La décoration sert à ceux qui la préparent</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Nous n’avons plus les mêmes priorités</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dans ce repaire reposant</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une fois de plus je n’ai pas choisi </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ni l’endroit ni l’envie</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>J’avais laissé le soin à mes enfants de la payer</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mes quatre planches et ces quatre poignées</span></p>
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		<title>Volcan</title>
		<link>http://hervegransart.unblog.fr/2011/06/02/volcan/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 15:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textuels...]]></category>

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		<description><![CDATA[  C’est sur ce rocher que nous nous sommes rencontrés Un volcan en fusion que la lave avait déformé Il y avait entre nous tellement de différence Que cette union n’était qu’une espérance   Heureusement, le cœur fait toujours sa loi Et tes yeux se sont posés sur moi Immédiatement, je suis devenue différente Tu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal"><!--  /* Font Definitions */ @font-face 	{font-family:"Times New Roman"; 	panose-1:0 2 2 6 3 5 4 5 2 3; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:TimesNewRoman; 	panose-1:0 0 0 0 0 0 0 0 0 0; 	mso-font-alt:"Hoefler Text"; 	mso-font-charset:77; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-format:other; 	mso-font-pitch:auto; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;} @font-face 	{font-family:"Lucida Handwriting"; 	panose-1:0 3 1 1 1 1 1 1 1 1; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:auto; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Lucida Handwriting";} table.MsoNormalTable 	{mso-style-parent:""; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.0pt 842.0pt; 	margin:70.9pt 42.55pt 70.9pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --><span><font size="6" color="#990000"><b>C’</b></font>est sur ce rocher que nous nous sommes rencontrés </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un volcan en fusion que la lave avait déformé</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il y avait entre nous tellement de différence</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Que cette union n’était qu’une espérance</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Heureusement, le cœur fait toujours sa loi</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et tes yeux se sont posés sur moi</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Immédiatement, je suis devenue différente</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tu m’as rendue belle et séduisante</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tu as été délicat, drôle et prévenant</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tu as su être attentionné et différent</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Deux êtres fragiles, devenus complices</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Deux âmes brûlantes sous l’été du solstice</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Devant tant de fusion et d’intensité</span></p>
<p><span>Même le magma furieux s’en est allé</span></p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><span>Un sourire sous le soleil de cette île de merveille</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les caresses divines de la mer à nos pieds</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Si les regards ont été incrédules ou réprobateurs</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Sur cette union sûrement compliquée</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Jamais, jamais nous n’aurions cédé</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>À ces adultes réfractaires et moralisateurs </span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je ne sais pas si c’est toi que j’attendais</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tu ne sais pas pourquoi je t’ai choisi</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Jamais nous ne pensions le destin ainsi</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Au premier rendez-vous, j’ai su que tout s’installait</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un sourire sous le soleil de cette île de merveille</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les caresses divines de la mer à nos pieds</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Saurons-nous contourner le mur érigé</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tout nous sépare disent-ils</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tout nous retient pensent-ils</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les obstacles sont faits pour être surmontés</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Saurons-nous être plus malins qu’eux</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je m’interroge quelquefois, un peu</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je sais qu’il nous reste toute une histoire à bâtir</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il y a cette vie avec toi que je veux aboutir</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mon amant, je te rejoindrai un jour</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tu viendras me chercher par amour</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un sourire sous le soleil de cette île de merveille</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un espoir flamboyant sous les fruits du soleil</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les caresses divines de la mer à nos pieds</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Célébré par les étoiles filantes pour nous accompagner</span></p>
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