Carnet de Blog

17 février 2011

Bats-toi

Publié par ahhhh dans Textuels...

Ça a commencé comme une petite erreur

Pour se faire pardonner, il t’a offert des fleurs

Il jure qu’il ne recommencera plus.

La deuxième fois, c’est juste plus dur

C’est devenu de plus en plus violent

Il te bat, il n’y a pas d’autres mots

 

Tu cherches ce qui a dérapé

Comprendre pourquoi il a changé

Tu le crois sincère dans ta crédulité

Dans un élan d’amour et d’humanité

 

En souvenir des années passées

De celles qui sont restées figées

Sur les murs des photos jaunies

Avec toute la famille réunie

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Maintenant, tous les soirs quand il rentre

Tu sais que va recommencer la danse

Immédiatement tu sens au creux de ton ventre

Une boule peser, te paralyser d’épouvante

 

Il te dit bonjour puis se sert un verre

La journée a été rude, alors d’autres vont suivre

Le réconfort dans l’alcool, c’est plus facile à vivre

Tu devrais l’aider, mais non tu ne fais aucun effort

Tu ne cherches soulager la fatigue qui le harasse

Toi qui te goberges au fil de l’argent qu’il ramasse

 

Lui, qui travaille, alors que toi tu te pavanes

Les taches ménagères, c’est pour les ânes

Forcément tu l’as énervé

Inévitablement, il t’a cogné

Tu devrais quand même admettre

S’il pouvait faire autrement

 

Il est malade et de nouveau replonge

Tu ne cherches pas à voir ce qui le ronge

De quelle pierre es-tu fabriquée

Pour à ce point être aveuglée

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Là, tu te regardes dans la glace

Que vois-tu ? Qui vois-tu à la place ?

Tu es tuméfiée, il te faudra inventer pour tes amies

Des événements alambiqués et des alibis

 

Combien de temps vas-tu encore endurer

Tu vis un enfer et tu crois qu’il n’y a pas de paradis

Mais bientôt c’est la mort qui va te rattraper

Tu l’auras aimé pourtant de toi s’en seras fini

Il n’y a guère de fatalité

Ce qui t’arrive est devenu banalité

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

Quel avenir te réserves-tu

À rester accrochée à cet individu

Tu penses ne pas pouvoir t’en sortir

Et si tu essayais simplement de partir

 

 

23 janvier 2011

La belle action du chasseur

Publié par ahhhh dans En Passant...

La brume automnale enveloppait encore tendrement les arbres et une luxuriante végétation s’épanouissait à leurs pieds, humidifiée par une mousse d’un vert éclatant. L’atmosphère ouatée et suintante amortissait tous les bruits environnants, chuintant les sons pour ne pas réveiller les nombreux habitants de l’endroit. Pourtant, ce tableau fantasmagorique fût troublé par des intonations anachroniques.

« Gling, gling, gling »

« Cherche, cherche ! »

« Gling, gling, gling »

« Cherche, cherche ! »

Je ne sais pas ce qui m’énerve le plus. Ce qui pollue le plus mon esprit. Est-ce le bruit incessant de cette clochette suspendue à mon cou chargée de toujours signaler l’endroit de ma présence à celui qui se nomme mon maître. Ou, justement lui, cet homme rubicond – sûrement le froid ou autre chose ou tout à la fois – qui ne cesse de m’invectiver de la voix afin que je trouve pour lui ce qu’il ne peut pas faire tout seul.

« Gling, gling, gling »

« Cours, reviens, cherche ! »

« Gling, gling, gling »

« Cours, reviens, cherche ! »

Que cela m’agace, en même temps, je ne sais pas faire autre chose. Ce doit être génétique, sans aucun doute.

Je renifle à gauche, à droite. Je redresse la tête ; observe, écoute le moindre bruit puis instinctivement replonge ma truffe dans le sol pour détecter l’odeur du gibier que l’on attend que je déniche.

« Gling, gling, gling »

« Cherche mon chien, cherche ! »

Vous concéderez que notre conversation est sommaire. Bien sûr nous ne sommes pas dans un salon à converser, une tasse de thé à la main, sur le dernier traité de philosophie.

En cette saison, nous arpentons bois et bosquets à la recherche du Graal à plumes ou à poils. En  termes moins châtiés, faire le carton sur un bestiau et surtout ne pas rentrer bredouille à la maison de chasse. Suprême hantise de mon propriétaire qui se verrait brocarder par ses comparses à son arrivée au pavillon où tous se rassemblent vers la fin de l’après-midi pour narrer leurs exploits qu’ils estiment champêtres. Subir leur humiliation serait proprement intolérable, en plus de s’acquitter de la tournée générale à ses frais. Aussi loin que ma mémoire canine me le permet, je crois bien que cela n’est pas souvent arrivé.

Dans cette bicoque de bois, où filtre les courants d’air, ils n’ont pas leur pareil pour rejouer leurs scènes, mimant force détails les instants cruciaux, les moments héroïques, sous l’œil goguenard et assoupi de leurs animaux domestiques, dont je fais partie, et qui savent que la moitié du récit est bien largement étoffée. Fort heureusement, pour eux, nous n’avons pas la parole.

Leurs éclats de rire ponctueront les lampées de rouge qu’ils absorberont à profusion. Les histoires prendront des tournures rocambolesques sous une hilarité générale et grandissante. Enfin quand les températures corporelles auront rejoint celle de la pièce et taries les plaisanteries graveleuses ; ils nous sommeront de nous lever pour reprendre la route de leur chaumière, jurant, crachant que dimanche prochain, pas un lapin, pas une perdrix ne seront épargnés. Chez eux ont ne déroge pas à ce rituel.

« Gling, gling, gling »

« Allez mon chien cherche, cherche, c’est bien ! »

En attendant, nous sommes toujours en quête de la timbale qui pourtant nous fuit depuis le début. Malgré son air débonnaire, je sens bien au son de la voix, l’extrême tension de mon maître. Rentrer la besace vide est impensable.

Aujourd’hui, j’ai un mauvais pressentiment et je crains que cela ne se produise. À quoi est-ce dû ? Est-ce moi qui suis moins aiguisé ? Mes sens seraient-ils en berne ? Trahis par de multiples sollicitations ou pensées. Tant il est vrai que j’ai les neurones vagabonds depuis quelques semaines.

« Gling, gling, gling »

‘Hunter ! Cherche ! Cherche voyons ! »

Ah ! vous voyez, il s’impatiente et m’invective. Sa voix se crispe, ses cordes vocales se raidissent et témoignent d’une grande anxiété. Ça va être ma fête au retour. À vrai dire, je m’en soucie peu. Je n’ai d’yeux que pour elle ; un griffon tout mignon. Elle est belle comme le jour avec sa longue robe de poil frisotté poivre et sel. Des poils qui lui tombent sur ses yeux charbons pour les recouvrir totalement. Elle est belle et je suis amoureux. Comble de bonheur – mon bonheur – elle m’aime aussi ; dernièrement, nous nous sommes accouplés, à la faveur d’une escapade romantique, à jamais gravée dans ma mémoire.

Mais voilà, mes dimanches actuels ne sont plus libres. Pas un instant de répit que je pourrais destiner à ma dulcinée. Je dois aider mon maître à trucider quelques bestioles et satisfaire son hobby grégaire qui réveille leurs instincts les plus guerriers. Tandis que moi j’aimerais tant servir à autre chose.

Moi, je voudrais être un bouvier, sauvant une petite fille de la noyade, tombée par inadvertance dans un lac gelé. Je pourrais être un Saint-Bernard portant secours en haute montagne, retrouvant une cordée d’impétueux alpinistes échoués dans une crevasse.

Mais je ne suis rien de tout cela. Mon rôle se cantonne à débusquer la viande qui finira terrine ou civet. Chacun sa croix, la vie est décidément mal faite. Ne pouvant lutter contre l’ordre des choses, j’exécute ce pour quoi j’ai été conçu. Quelle fatalité.

Au fond de moi, je sens bien ces temps-ci que je n’ai pas le feu sacré. Doute ? Manque de motivation ? Les deux à la fois. Je devrais prendre garde, si je ne veux pas être remplacé. Je sais que mon propriétaire me sacrifiera sans vergogne. Il a de l’attention, ce n’est pas la question. D’ailleurs, il me choit plus que sa propre femme, mais tout ceci a des limites. Tant que je remplis mon rôle, je ne risque rien. Mais son affection calculée s’arrête là où commence sa réputation. Réputation qui, elle, ne saurait être remise en cause.

Il va falloir que je me secoue la couenne et faire sortir le lapin du bois. Fort heureusement il existe un Dieu pour les chiens chasseurs. Mon odorat vient de tomber sur un parfum bien identifiable ; du garenne où je ne m’y connais plus. Je tombe en arrêt ! Plus de « gling, gling », tendu, le museau pointé, je signale la présence du mammifère. Mon chasseur de maître change de ton et chuchote. L’adrénaline se distille dans tout son corps, les sens à l’affût. La gloire proche, à portée de canon.

Nous écoutons, crispés sur l’objectif, rien ne peut nous distraire, guettant les moindres soubresauts de la future proie traquée.

« Vas-y ! » éructa-t-il, d’un seul coup, à mon encontre.

Je bondis telle une pile, « Gling, gling, gling gling, gling, gling ». Un « gling, gling » qui se perdit dans la majesté de cette forêt. S’engagea une course effrénée, haletante. Une course à mort, je sentais la peur du chassé. Nous n’avions pas la même allure. A lui la peur, pour moi la terreur. Il cherchait une échappatoire. Nos muscles étaient bandés. Il avait l’instinct de survie chevillait aux pattes, moi la hargne du prédateur. Ma course était calée à ses mouvements. Il virait, j’en faisais autant, il modifiait son cap, je rectifiais mon tracé. J’étais son ombre. Toutes les décisions se prenaient aux millièmes de secondes.

Il me fallait réussir, je n’aurai aucune excuse. Lors de ma dernière sortie, j’avais loupé un faisan, manque de concentration. Je vous le disais, mais ma tête n’était pas à la chasse, mais bien à ma douce et tendre compagne. Une belle de douceur à qui mes sorties dominicales ne plaisent guère. En fait, elle abhorre la chasse. Elle trouve cette activité bestiale, barbare et cruelle. Elle n’a peut-être pas tort. Mais ai-je le choix ?…

Oui ! Bien évidemment que j’ai la possibilité de changer le cours des choses. Je décidai donc de ralentir imperceptiblement ma course. Mes trajectoires devinrent moins précises et surtout plus larges. Je répondais moins vite aux changements de direction imposés par le fuyard. Déjà il me distançait nettement. Il détalait, sûrement fier de me larguer, sans comprendre ce qui m’animait réellement. Je ne voyais plus distinctement son arrière-train, il y a peu à deux doigts de mes crocs.

Hélas je ne pourrai me justifier auprès de mon propriétaire de mon acte insensé, fort peu naturel. J’entendrai probablement parler du pays et n’éviterai pas ses vociférations et beuglements qui dureront la semaine. Pauvre de moi.

La poursuite allait prendre fin, et si je ne passe pas mon temps à secourir les fillettes ou les alpinistes en détresse, ce soir, il y aura tout de même un Jeannot des bois qui retrouvera sa famille nombreuse, un peu grâce à moi. De mon côté, je pourrai me consoler en racontant cette décision à ma chérie et la rendre fière de me voir accomplir une belle action.

16 janvier 2011

Pour un instant

Publié par ahhhh dans Textuels...

 

Je crois t’avoir toujours aimé

Je crois ne penser qu’à toi

Quand il me faut lutter pour ne pas sombrer

C’est à toi que je m’accroche

Je ne laisse le soin à personne de la vivre

Il n’y a aucune procuration délivrée

Je préfère le voir de mes yeux

Te toucher de tous mes sens

 

Je voudrais que ce soit aussi simple

Un bonheur instantané dont on peut jouir

Un bonheur futile, où l’on se perd aisément

Ne prendre que ce dont on a envie

 

Tous les matins ne sont pas idéaux

Mais quand je suis porté

Quand une vague d’enthousiasme

Me soulève et m’entraîne dans sa farandole

Je vis ces moments comme le soleil

Qui caresse de ses rayons enjôleurs

Revigorants et enchanteurs

À ce moment, je suis imbattable

 

 

Pour rien au monde, je ne changerai

Pour rien au monde, je serais différent

Dans ces moments-là, je m’enivre

Dans ces moments-là, je suis ivre

 

J’en pleure de rage de te voir

J’en pleure de te savoir t’effilocher

Mais je ne veux plus y penser

Je ne veux croire qu’à ta  beauté

Je ne veux croire qu’en toi

Il y a des bonheurs faciles

Des instants à déguster en gourmand

Profiter de tes atouts et tes offrandes

Te découvrir comme on déshabille une femme

 

Se laisser porter dans tes bras soyeux

S’abandonner et tout pardonner

Ne plus se mentir et s’oublier

Ne plus se faire violence, s’octroyer l’indulgence

Chavirer et enfin regarder devant soi

Eradiquer la crainte et l’anxiété

Croire en des jours meilleurs et salutaires

Savoir que tout appartient au domaine du possible

En être tellement sûr, que d’un seul coup

On abattrait les montagnes, tout seul

Convaincu de sa force et du cœur que l’on y met

Sûr d’être à jamais indestructible

 

Tu as beau être éphémère

Tu as beau être fugace

Je sais ta fulgurance

Je t’aime et t’espère

8 janvier 2011

Une autre époque

Publié par ahhhh dans Textuels...

Je me demande parfois si je ne me suis pas trompé d’époque

Je me demande souvent si je ne suis pas à contretemps

Sur la partition, mes notes de musique, mal placées, s’entrechoquent

Le son ne produit rien d’engageant, plutôt un air discordant

 

D’injustices en quiproquos, de malentendus en compromis

Jamais je ne m’accorde avec ce monde

J’enrage des situations que je vois et que je vis

Je n’arrive pas à accepter et comprendre cette ronde

 

Je m’isole tous les jours un peu plus de ces gens

Et pourtant je suis dans le système et y habite

J’y participe et même en profite

Rien ne me satisfait complètement

 

Je suis à contre-courant, pas vraiment malheureux

Pas vraiment heureux. J’avance comme un pantin

J’ai l’impression de ne pas avoir le choix de ce que je veux

Un mal chasse l’autre et chaque fois m’atteint

 

Tout est tellement confus, tellement angoissant

Chercher ce que l’on veut, sans jamais le trouver.

Avoir ce que l’on a, sans que ce soit satisfaisant

Ne pas savoir faire autrement, devoir s’en contenter

 

Je ne trouve aucune solution, rien de viable

Est-ce une névrose, ou juste le bien-être de l’imaginaire

Malade pour le plaisir, sans que ce soit profitable

Un réel état d’esprit ou réellement un état précaire

 

Toutes mes pensées agitées de la peur se camouflent

De mal comprendre la faiblesse, de mal appréhender

Un manque de courage à ne pas oser, à ne pas se hasarder

Défier l’aventure et l’inconnu pour vivre jusqu’au dernier souffle

30 décembre 2010

Sans espoirs

Publié par ahhhh dans Textuels...

Tu regardes vaquer toutes ces familles souriantes

Tu regardes rire ces deux fillettes insouciantes

Dans ton regard, il n’est question de jalousie

Dans ton regard, il y a juste un peu d’envie


Déraciné, car plus rien ne pouvait te retenir

Dans ton pays, il n’y avait aucun avenir

Dans ta ville, tu n’aurais trouvé que la mort

Alors tu es parti, pour contredire le sort

 

Tu n’as pas hésité longtemps à fuir

Il y avait de l’autre côté de la montagne

Une petite lumière de vie, pour en sortir

La possibilité d’un songe, autre que le bagne

 

Sans papiers ou sans réel domicile

La plupart du temps les deux

De petits boulots, en travail au noir

La plupart du temps sans espoir

 

En amassant de-ci de là, tu as fini par récolter

Suffisamment pour payer les chiens de passeurs

Une vie entière laissée aux mains des menteurs

Toi, tu as eu de la chance, tu as réussi à passer

 

Seulement voilà, de l’autre côté de tes contrées

La vie reste loin de ce que tu avais imaginé

Personne ne t’attendait, tu t’en doutais

Ici pas plus qu’ailleurs on ne te voulait

 

Tes problèmes ? personne n’est concerné vraiment

Au mieux, on détourne le regard pudiquement

Ta présence embarrasse, tu portes ta vie comme une croix

Elle est toujours un calvaire, mais ici c’est ton choix

 

Sans papiers ou sans réel domicile

La plupart du temps les deux

De petits boulots, en travail au noir

La plupart du temps sans espoir


Tu évites les uniformes, le soir tu rases les cités

Tu ne demandes pourtant qu’un peu d’humanité

La jungle d’ici n’est qu’un zoo, où tu es caché

À côté de l’enfer duquel tu as pu t’extirpé.

 

La peur est ta sœur, l’angoisse ta compagne

Rien n’est rose, pour toi pas de champagne

Jamais tu ne rentreras, jamais tu ne retourneras

S’ils te prennent, d’une façon ou d’une autre tu reviendras

 

Si tu as fui une vie qui n’était que cris

Pour autant ton avenir est loin d’être écrit

Pour le moment, tu erres sans but précis

Juste celui de courir plus vite, encore indécis

 

Sans papiers ou sans réel domicile

La plupart du temps les deux

De petits boulots, en travail au noir

La plupart du temps sans espoir

 

Sans papiers ou sans réel domicile

La plupart du temps les deux

De petits boulots, en travail au noir

La plupart du temps sans espoir

 

Sans papiers ou sans réel domicile

La plupart du temps les deux

Nous vivons sans franchement se soucier de toi

Personne ne se sens impliqué, pas même moi

16 novembre 2010

On the road again !

Publié par ahhhh dans Autopromo ...

N‘attendez plus… Achetez le !

Annonce officielle de la sortie de « La vie c’est rien que du cinéma, ou inversement ».

Plaisir particulier de tenir dans ses mains l’ouvrage ! Réellement indescriptible.

Aussi, je vous laisse allez le découvrir sur le site de l’éditeur : Publibook.com, voire d’en lire les premières pages et ensuite l’acheter !

N’hésitez pas à me donner vos impressions dans quelques jours, après lecture.

Sincèrement

Hervé

 

14 novembre 2010

En attendant le vrai…

Publié par ahhhh dans Autopromo ...

Dans quelques jours sortira le nouveau recueil de nouvelles « La vie c’est rien que du cinéma, ou inversement ». S’il existe des aficionados qui ont lu le premier opus et suivent au fil du temps la sortie de certains textes qui se trouvent bien sur dans le second opus- beaucoup d’autre méconnaissent les gribouillages dont je me rends coupable à longueur de temps.

Aussi je me doute que nombre hésite à se procurer, pour la modique somme de 16 €, l’ouvrage à venir.

Rassurez-vous Internet vient à votre rescousse. La magie de la toile, qui, si elle comporte bien des turpitudes, favorise parfois le consommateur. grâce à ce petit lien vous allez pouvoir tester avant d’adopter !

Cliquez ici : http://www.amazon.fr/vie-cest-rien-cin%C3%A9ma-inversement/dp/2748357752/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1289729838&sr=1-1

Et hop ! vous verrez apparaitre la couverture du livre. En haut à gauche une petite mention « cliquer pour feuilleter ! ». Les 30 premières pages s’offrent à vous. Vous y trouverez un texte que j’aime beaucoup « Ploc », quant à mes préférés, là par contre, il vous faudra débourser la somme… quand même !

D’ailleurs, une fois lu il vous suffira d’aller, cette fois-ci, à droite rubrique « panier – commander ».

Et si vous avez aimez, revenez donc ici, pour me laisser un petit message…

Vous voyez la vie c’est simple comme une connexion Internet…. Parfois.

9 novembre 2010

Mon pire ennemi

Publié par ahhhh dans En Passant...

Tu rôdes autour de nous, moi j’ai peur de te croiser au détour d’une ruelle noire. Ton nom me terrifie et me dégoûte. Je tremble à ta simple évocation, il m’est le plus souvent impossible de songer à ton existence. Je cours pour oublier, je vis pour ne pas me souvenir. J’oublie pour ne pas brailler. Je gueule  pour ne pas y penser.

Il m’arrive d’être serein l’espace d’un instant, mais ta noirceur n’est jamais bien loin pour me frôler et m’imposer ta constante présence. J’essaie de voir les choses différemment, je pense pouvoir t’effacer au coin du boulevard d’à côté. Dormir est un supplice, j’ai peur que ce ne soit qu’un de tes subterfuges pour m’attirer vers toi, me prendre et ne jamais me rendre à la lumière du jour qui me rassure. Cependant, je suis parvenu à ne plus vivre la nuit pour me prouver que je pouvais faire avec. J’ai tout essayé dans la clarté de la vie et des jours bénis. Ces journées construites pour te rire au nez, pour gagner ce défi.

Pourtant à la seule mention de ton patronyme, je blêmis, une boule élit domicile dans mon estomac, se fige et le vide m’envahit bloquant toute velléité. Une fois de plus ton emprise s’étend en vainqueur arrogant. Je transpire et aboie mon effroi, je perds à nouveau ce combat.

Tu me terrorises de ta présence discrète qui implacablement attend l’heure de l’appel. Je sais que tu peux surgir sans même crier gare, sans avoir besoin de prévenir, c’est même ton malice.Des armées de combattants sont partis à l’assaut, aucun n’en est jamais revenu. C’est ton style, tu ne fais pas de quartier, pas de prisonnier. Alors, moi, je refuse la bataille ; je tremble, ivre de terreur.

Encore aujourd’hui, une fois de plus, je suis brûlant de fièvre, un corps incandescent. Je crie mon désarroi à en faire exploser les poumons, je respire avec oppression, le souffle court, haletant.  Je te déteste, je te hais. Je tombe à genoux, je voudrais pleurer, aucune ne larmes ne vient pourtant. Une colère froide m’entoure, une ire mélanger, suintant l’épouvante. Je ne peux pas pleurer, mes yeux sont asséchés par la haine et la nausée que tu m’inspires.

Je suis désarmé face à ce trou noir qui nous aspire. Ce néant dans lequel tu nous précipites, sans espoir de rémission. Il ne restera rien de nous. Nous passons à la vitesse de l’éclair, sans une trace, sans une marque. Toi tu persévéreras dans ton œuvre. Tu n’as ni âge, ni corps. Tu es sans frontières, ton territoire est sans fin, tu frappes à l’aveugle sans jamais oublier personne.

Je m’interdis de te nommer, comme pour gagner de ne jamais te faire l’honneur à te scander. Par crainte aussi de déclencher ce vide abyssal, ce noir total. Tu sais le mal que tu me fais, et je connais ton sadisme à t’en réjouir.

C’est une fin du monde en soi. Le néant. Rien que l’on puisse décrire. Aucun chercheur, aucune représentation raisonnable ou raisonnée. Alors comment pourrais-je l’être ? Je n’ai pas cette force pour lutter, je fais semblant d’exister, je donne le change. Par tous les moyens, je cherche à ne pas faire de bruit pour éviter de réveiller la bête qui sommeille.

Passons un pacte, veux-tu, pourquoi pas ?

Je voudrais que tu m’oublies que tu cesses de m’obnubiler. Passe ton chemin et laisse moi en paix, s’il te plait.

17 octobre 2010

Lancement 2 !

Publié par ahhhh dans Autopromo ...

Le retour !

Publier un livre est un acte à part dans une vie. Fondateur, peut-être. Une fin en soi ? Nullement !

Quelles que soient les critiques, les opinions que tant bien que mal je laisserai à chacun – on ne peut plaire à tous, je me ferai une raison.  Toujours est-il, continuer d’écrire est devenue – si non une évidence – une nécessité. Tout naturellement, donc, le suivant fut préparé, envoyé, corrigé et bientôt, très très bientôt… imprimé.

Cela ne devrait plus trop tarder. Sous trois semaines tout au plus, sortira un second opus de recueil de nouvelles. Très différent du premier. Des nouvelles sans aucun rapport entre elles. Des textes à picorer, lire, poser, reprendre, reposer, découvrir.

150 pages qui – je l’espère – vous feront passer un drôle de moment, voire agréable, il faut vous le souhaiter !

L’impatience m’accompagne dans ce compte-à-rebours. Torture s’il en est que de guetter un signe de l’éditeur, sous forme de petit colis contenant sa passion dévorante et surtout son « bébé » dont je profiterai un peu.
Alors bientôt à lire et vous écouter sur la façon dont vous l’aurez accueilli.

Dans ces lignes je voudrais remercier du fond du coeur, Miss B (elle se reconnaitra !) pour son support indéfectible, ses intransigeants encouragements et la pression sans faille qu’elle exerce encore et toujours à veiller à ce que jamais je ne rende les armes. Mille mercis à toi…B.

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De cette sortie nous allons reparler bien vite…

25 septembre 2010

Manège

Publié par ahhhh dans En Passant...

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc pour enfants.

Assise sur cette roue de bois aux montants en fer forgé, une petite fille se laisse emporter par le tourbillon.

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

Bien calée, la petite fille blonde rit. Le cœur léger, l’esprit tranquille. Elle a l’insouciance des enfants de son âge pour qui la vie n’est que jeux et princes charmants. Une vie près de sa maman qu’elle aime infiniment. L’air la chatouille, elle renverse la tête et laisse éclater son rire aux dents blanches où percent quelques manques d’émail, témoins de la progression de son âge en pleine mutation. Elle rit, rit d’un bonheur simple et futile. Une joie pure.  

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

En face maman la regarde avec amour et bienveillance, celle d’une mère aimante. Quelques minutes passent où ce simple spectacle suffit largement à sa vie. Un temps amusé, elle laisse pourtant vagabonder ses propres pensées. Elle, qui il y a peu, étudiait le droit en Faculté. Elle, promise à un bel avenir dans la magistrature. Une carrière qui lui tendait les bras, elle se voyait brillante avocate, jusqu’à ce qu’un autre amour l’en détourne. Elle fut sûrement – un peu – heureuse, mais bien vite son prince ne se révéla plus aussi charmant, infléchissant pourtant sa trajectoire écrite et ses ambitions personnelles. Pour son bien, pour son couple et pour la stabilité d’une vie familiale à laquelle elle aspira sincèrement, elle changea ses objectifs, mis entre parenthèses sa carrière et entra dans la fonction publique.

Et cette roue qui tourne, tourne, tourne

Les cheveux au vent, la petite fille va s’envoler ; elle le croit, c’est drôle cette sensation, comme une bulle qui flotte dans l’air. Une bulle libre, sans retenue. Elle va s’évader loin, loin comme le ballon qui nage au gré des courants. Elle survolera son école, sa maison, les endroits qu’elle connaît. Comme l’aigle royal, elle tournera autour pour mieux observer. Elle babillera parmi les nuages, passera à travers, comme on s’enfonce dans la crème chantilly. C’est une idée si folle ! Elle pouffe de rire et s’imagine ressortir du nuage crémeux, toute blanche.

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

Pourquoi les choses se sont-elles à ce point délitées ? A-t-elle faillit à ses devoirs de femme, de maîtresse. L’a-t-elle mal aimée ? Mal satisfait sexuellement pour qu’un jour, elle découvre des preuves irréfutables de plusieurs liaisons extraconjugales. N’était-elle plus désirable en tant qu’expression de la féminité ? Il s’est détourné d’elle, batifolant à droite et à gauche pour satisfaire sa libido, la laissant à quai, insatisfaite, trompée et humiliée. Aujourd’hui culpabilisant sur son sort.

Et cette roue qui tourne, tourne, tourne

Cette tête blonde bien loin des problèmes des adultes, poursuit sa chevauchée aérienne. Elle n’est pas assise sur une sphère de bois tournoyante ; non, non elle est confortablement installée sur un gros pouf nuageux et plane au-dessus des maisons. Elle rit de plus belle et imagine voir la maison de papy et mamy ; « coucou mamy ! ». Ah mais non, mamy ne peut, ni la voir, ni l’entendre. C’est drôlement amusant.

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

Et lui, lui, qui a tout demandé et tout obtenu. Il voulait être le mâle, celui qui subvient aux besoins du foyer. Elle s’est effacée, a accepté de se renier, de lui donner une progéniture, de s’occuper de l’intendance et de son foyer. Pour quel résultat ? 7 ans après leur union et des coups de canifs dans le contrat, il finissait de filer à l’anglaise avec une irlandaise ; antithèse de tout ce quelle est, anachronisme de tout ce qu’il avait exigeait d’elle. Avait elle été sotte de n’avoir ouvert les yeux à temps ? Aucun de ses amis ne l’avaient mis en garde, dupés aussi par ce machiavel de pacotille. Il avait réussi à se prélasser et vivre sa petite vie tranquille, puis lassé du train-train quotidien, s’en était allé comme si de rien n’était. Effaçant une quasi-décennie de vie maritale. Encore avait-elle dû se battre pour la pension, infidèle et goujat, comment avait-elle pu être stupide à ce point ? Quelle gourde, subitement la colère sourde monte en elle comme un torrent charriant toute cette boue accumulée depuis trop longtemps. Il était pourtant bien tard pour réagir, coincée dans sa vie, dans son travail insipide ponctuant une vie fade.

Et cette roue qui tourne, tourne, tourne

Cette roue qui tourne, elle tourne et n’en finie plus de tourner dans ce parc pour enfants où elles viennent inlassablement.

La petite fille assise sur la roue de bois, se trémousse, moins à l’aise, moins riante. Cette roue qui tourne, tourne, tourne maintenant, emportant son corps. Son cœur chavire, la gravité la ramène à la réalité. Son cœur est saoul et se soulève, son corps n’en peu plus de ce manège infernal et le refuse brusquement. Elle a mal au cœur cette petite fille. Elle croit bien qu’elle va vomir. En face l’adulte aux traits tirés par le chagrin et la mélancolie ne rêve plus à grand-chose depuis longtemps. Fini d’inventer pour sa personne, pour cette femme et de croire en l’amour qui dure, envolée la liberté. L’oasis s’est évaporée laissant place à un grand vide, comme le mirage du désert. La farandole de bois où se trouve sa fille ne l’enivre plus non plus, elle lui fait même tourner la tête. Lancinant manège, qui ouvre sur le vide abyssal de sa propre existence pour l’envoyer aux enfers. Elle a mal au cœur cette maman, celui qui fait vomir les maux et laisse des bleus à l’âme.

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melissa571 |
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